Au Guatemala, les machines à pédaler multifonctions prolifèrent

Une belle entraide internationale 🙂 …Laurence

Source : TheGreenWeb, par green, Vendredi 30 mars 2012
 

Au Guatemala, les machines à pédaler multifonctions prolifèrent

Les machines à pédaler permettent aussi de récupérer de vieux vélos ou des matériaux usagés

Depuis maintenant plus de 15 ans, l’association Maya Pedal, basée au Guatemala, fabrique des « Bicimaquinas » qui permettent de moudre le café, de puiser de l’eau ou encore de décortiquer des noix en grande quantité, le tout sans électricité et à moindre effort. Forte de son succès, Maya Pedal souhaite exporter sa technique et son credo de développement durable dans le monde entier.

Bicimaquinas. Ce nom ne vous dit sûrement rien, mais cela ne durera sans doute pas. Car les Bicimaquinas pourraient bientôt faire partie du quotidien dans de nombreux pays en développement (PED). Ces « vélos-machines », que l’on peut aussi traduire par « machines à pédaler », ont été inventés au Guatemala en 1997 par les futurs fondateurs de l’association Maya Pedal. Récupérant des vélos usagés en provenance des Etats-Unis et du Canada, les bénévoles en recyclent les pièces pour ensuite fabriquer leurs fameuses machines.

L’énergie générée par les coups de pédales peut être exploitée de multiples façons : grâce à ces vélos revisités, les habitants du Guatemala peuvent en effet par exemple pomper l’eau des puits, moudre du grain, décortiquer et concasser des noix, mélanger des extraits d’Aloe vera (au cours d’un processus de fabrication de savons ou de shampooings par exemple). Des tâches qui s’effectuent sans avoir recours à l’électricité (certes pas toujours disponible) et ne demandent pas autant d’effort et de temps qu’un travail à la main.

Maya Pedal Asociación, San Andrés Itzapa, Guatemala

Faciles à utiliser, les Bicimaquinas sont fabriqués à partir de différents matériaux disponibles localement et peuvent s’adapter aux besoins des populations. Ce sont des bénévoles venus du monde entier qui les conçoivent, réunis dans les locaux de l’association. Libérant leurs utilisateurs du coût de l’énergie, ces vélos n’émettent aucune pollution et permettent de se maintenir en forme.

Carlos Enrique Marroquin, à la tête de Maya Pedal, se veut toujours plus encourageant : « Chaque jour, de plus en plus de gens croient en ces Bicimaquinas… car le résultat parle de lui-même. » Alors que l’association fournit sur son site Internet les informations nécessaires et les instructions de fabrication étape par étape, peut-être verrons-nous prochainement ces machines à pédaler arriver dans d’autres pays aux besoins similaires à ceux du Guatemala. Bien des populations auraient à y gagner.

Crédits photos : Maya Pedal