La mobilité connectée au service de la mobilité durable ?

De plus en plus de grandes villes dans le monde se tournent vers ces données devenues publiques. Comment les utiliser à bon escient ? Voilà des réponses apportées, via cet article de Mobilicités, du 11.03.2013 :

L’open data, une solution aux coûteux embouteillages ? 

Les difficultés de circulation dans les trente plus grandes villes du monde coûteraient 266 milliards de dollars par an, selon une étude du cabinet Roland Berger publiée le 8 mars 2013. Ses auteurs préconisent l’ouverture des données de transport pour faciliter l’information mobile et inciter les automobilistes à lâcher le volant, à covoiturer ou à prendre les transports publics quand c’est plus pertinent.

 

La capitale algérienne est engluée par ses embouteillages malgré l’arrivée du métro et du tramway en 2011 et 2012. © N.A – Cliquez pour agrandir la photo
« La mobilité personnelle est clé pour le succès et la prospérité de l’économie d’un pays. Mais la croissance démographique, et donc l’augmentation du trafic au sein des plus grandes mégalopoles mondiales mènent à une paralysie », constatent les experts du cabinet Roland Berger qui ont réalisé une étude sur le coûts socio-économiques des embouteillages dans les grandes villes de la plantète.Ils estiment que la solution est « la mobilité connectée », c’est-à-dire lier les données de transport et les modes de transport. « Bien que nous vivions dans un monde de plus en plus connecté, la mobilité individuelle reste très fragmentée : au moment opportun, nous manquons d’information sur la meilleure manière d’aller du point A au point B », explique Xavier Aymonod, de la division Transport du cabinet Roland Berger.Le cabinet suggère d’interconnecter les différents modes de transport (voitures particulières, transports publics, covoiturage et autopartage) pour que les voyageurs puissent passer de l’un à l’autre, selon leurs besoins.
« L’intégration de modes de transport variés aurait des impacts positifs en termes environnementaux, mais aussi sur la qualité de vie et permettrait d’économiser 266 milliards de dollars par an pour les 30 plus grandes mégalopoles mondiales », selon cette étude.
Une solution en cours de développement à Lyon par Veolia Transdev et IBM avec le projet Optimod (lire ci-dessous).


La future mobilité sera mobileLes auteurs de l’étude notent que « plusieurs des conditions nécessaires sont déjà en place« , à commencer par la vulgarisation des smartphones, « avec déjà plus d’un milliard de smartphones présents sur le marché mondial » (et un doublement attendu d’ici à 2015), qui permet d’accéder à l‘information en temps réel, n’importe où.
« Les dispositifs mobiles, les technologies de transmission rapide (LTE) et les services en cloud sont déjà une réalité et constituent l’ossature de la future mobilité », explique Xavier Aymonod.L’étude ajoute qu’au-delà des constructeurs automobiles, « déjà au cœur de la mobilité individuelle« , les opérateurs ferroviaires et les compagnies aériennes avec leurs réseaux internationaux « pourraient également assumer cette fonction intégratrice ».
Enfin, « les opérateurs télécoms et les fournisseurs Internet sont également en bonne position pour mutualiser les services de divers fournisseurs de mobilité via des portails uniques« , estiment-ils.Nathalie Arensonas (avec AFP)

 2013.01_Connected Mobility 2025 – L’étude en anglais

Le projet Optimod’Lyon :

Choisir son mode de transport en fonction du trafic sur les routes, de la météo, du taux d’occupation des parkings, de l’heure de passage du prochain TER, bus, métro, tram… Tout cela, 45 minutes à l’avance. C’est la promesse de la solution Smarter Mobility développée par IBM et Veolia Transdev en misant sur l’open data. Première application à Lyon fin 2012 avec « Optimod ».

Le projet Optimod’Lyon (Optimiser la Mobilité Durable sur le territoire du Grand Lyon) vise à tester des nouveaux services utilisant les technologies de l’information pour améliorer les conditions de déplacements dans l’agglomération. Et favoriser le passage de la voiture aux autres modes de transport, notamment collectifs.

Au terme de la convention signée en 2012 pour trois ans entre le Sytral et le Grand Lyon, le premier met gratuitement à disposition du second les données topologiques, les horaires théoriques et les horaires temps réel du réseau des Transports en commun lyonnais (TCL, exploité par Keolis). A partir de quoi, le Grand Lyon va bâtir des bases de données rassemblant l’ensemble des données mobilité de l’agglomération.

N.A

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