Télétravail, coworking : travailler autrement

Télétravail, coworking : travailler autrement

Avec l’essor des centres de coworking (« travailler ensemble », voir plus bas), avec les nouvelles technologies qui permettent aux dirigeants de déléguer les tâches journalières sur des postes de travail nomades, vu le trafic routier au quotidien qui s’engorge de plus en plus, vu la problématique de la pollution atmosphérique … il est grand temps de faire plus que repenser à travailler autrement !

Le 9 avril 2014 a lieu l’inauguration du nouveau centre de coworking à Sophia Antipolis :  Noiesis

 

Un autre article au sujet du télétravail, de Tribune Côte d’Azur du 06/03/2014, par Pierre-Olivier Burdin :

Télétravailleurs, les nouveaux nomades

L’essor des nouvelles technologies a repoussé les frontières du cadre habituel de l’entreprise. Parce qu’il se révèle avantageux pour le salarié et pour l’employeur, le télétravail gagne du terrain.

Alors que le burn-out du salarié est devenu LA pathologie du XXIe siècle, le télétravail suit la voie inverse. Qu’il s’exerce à domicile ou dans un tiers-lieu de type coworking, le travail à distance favorise le bien-être du salarié. Et semble (enfin) gagner du terrain dans l’Hexagone. Timidement, eu égard à certains voisins européens (près de 30% en Scandinavie), mais le premier pas a été amorcé en 2012 avec la loi Warsmann chargée d’encadrer la pratique.

 Plus près de nous, des entreprises de Sophia Antipolis s’y sont converties depuis longtemps. D’autres leur emboîtent le pas dans les Alpes-Maritimes. L’Etat monégasque, confronté à des limites territoriales et à la saturation routière, est en passe de promulguer une loi autour de cette pratique.

Les communes s’emparent également du phénomène, à l’image de Menton et de son maire, Jean-Claude Guibal, qui envisage de «créer une maison dédiée pour ne pas isoler les télétravailleurs».

Tous reconnaissent au télétravail certains avantages. Le procédé réduit les déplacements domicile-travail et favorise l’équilibre vie privée/vie professionnelle. Un salarié heureux devient-il plus productif ? De nombreuses entreprises s’accordent à le dire. Autres atouts : l’élargissement du spectre de recrutement et la réduction des coûts immobiliers.

Restent quelques obstacles majeurs. «La vision française est inadaptée au télétravail, nuance Stéphane Thibault, spécialiste RH. Chez nous, on évalue le travail en temps et non en résultat».  Côté employeurs, des craintes persistent autour de la perte du contrôle managérial ou de la culture d’entreprise.

Pierre-Olivier Burdin

 

Retrouvez la suite du dossier dans l’édition complète :

  • Télétravail, mode d’emploi : Avec l’essor du web, il gagne du terrain en Europe et en France. Mais au fait, c’est quoi le télétravail ? Eléments de réponses avec Stéphane Thibault.
  • A 900km de son patron : Retour sur le quotidien d’un télétravailleur azuréen, partagé entre son domicile et un espace de coworking.
  • Le télétravail bientôt roi à Monaco : Une loi va bientôt autoriser le télétravail en Principauté. Une manne d’emploi pour les Alpes-Maritimes ?
  • Pour l’entreprise, « un salarié bien dans ses bottes devient plus performant » : Séduites par le principe du gagnant-gagnant, les entreprises s’essaient désormais au télétravail. Témoignage de Loïc Strullu, dirigeant de Webelse :

 

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Question aux employeurs qui craignent que les salariés nomades travaillent moins chez eux qu’au bureau, parce qu’il n’y aurait pas de contrôle physique du management : pensez-vous que la présence au bureau implique une assiduité impartiale à la tâche, du dit salarié ?  C’est à dire, ce n’est pas parce que l’on est présent au bureau, que l’on travaille avec acharnement, que l’on est efficace, voire que l’on travaille tout court … A méditer.

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Sur le même sujet, article du Nouvel Economiste du 31/03/2014 : « Vie du bureau 2.0 ou le phénomène du coworking »

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