La mobilité à Sophia : enquête auprès des actifs

Le Club des Dirigeants de Sophia Antipolis voudrait-il relancer le Plan de Déplacements Inter Entreprises de la technopole ? Voilà une enquête en cours depuis le 18 novembre et ce jusqu’au 28 nov 2014 à diffuser largement autour de vous ! Cela concerne les salariés et étudiants du site (quid des commerçants qui se déplacent et travaillent  à Sophia ; et des habitants ne travaillant pas sur la technopole, mais se déplaçant ailleurs ?..) Continuer la lecture de « La mobilité à Sophia : enquête auprès des actifs »

Let’s do it Sophia!

« Let’s do it » est un mouvement parti d’Estonie qui a pour objectif d’organiser une grande journée de ramassage annuel de déchets abandonnés dans la nature, sur tout le territoire, avec à l’origine le World Clean Up  ! « Let’s dot it »  fait partie des actions pour réduire ces vortex de déchets qui se regroupent par masse aux 4 coins du globe, dont notamment, le 7ème continent

La branche française de l’ONG internationale de « Let’s do it » a été créée par l’association : Les Mains Vertes,  installée à Levallois depuis 2008. Elle fait donc partie d’un réseau présent dans une centaine de pays maintenant, avec 300 millions de personnes pour collecter 100 millions de tonnes de déchets de la planète, en un jour !

L’opération française de « Let’s Do It » est prévue le dimanche 15 septembre 2013.

Let's Do It France

En Région PACA, c’est l’association Travisa (Travailler et Vivre à Sophia Antipolis) qui coordonne les actions régionales et a décidé d’étendre la journée sur la semaine :

Du lundi 9 au dimanche 15 sept-2013 : la 1ère Sophia Clean Up Week !

En partenariat avec Envinet (de la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis)

Une page Facebook pour rassembler les actions et informations au niveau des Alpes-Maritimes.

Pourquoi cette opération sur la technopole de Sophia Antipolis ?

Nous aimons tous le parc de Sophia et son aspect naturel, et constatons tous les jours que de plus en plus de déchets le souillent et polluent ses rivières.

Ainsi l’association Travisa a choisi de participer à l’opération World Clean Up 2013 organisée par Let’s Do It, mouvement éco-citoyen mondial dont Stéphane Nedonsel, membre actif de Travisa, est le coordinateur pour la région PACA. En pratique, comment cela va-t-il se passer ?

L’opération se déroule en 2 temps :

  • Avant la Sophia Clean Up Week, donc dès à présent : cartographie participative des macro-déchets ou regroupement de déchets sur Sophia Antipolis à l’aide de l’application de géolocalisation développée par Let’s Do It, téléchargeable sur smartphones (voir instructions ci-dessous).
  • Durant la Sophia Clean Up Week, du lundi 9 au dimanche 15 septembre 2013 : TRAVISA invite tous les habitants, actifs et étudiants à venir ramasser les déchets précédemment géolocalisés et à nettoyer les alentours.
    Après avoir été regroupés, ces déchets seront évacués par les services d’Envinet, vers les déchetteries les plus proches.

Pour rendre sa beauté naturelle au parc de Sophia Antipolis, l’association Travisa fait appel à toutes les bonnes volontés.

  •  Aidez-nous à géolocaliser un maximum de zones polluées par des déchets !

Pour cela :

*Téléchargez gratuitement l’application sur l’iTunes Appstore en indiquant « Let’s do it world » ou sur Android Market

Ou bien :

Rendez-vous sur le site Let’s Do It France, cliquez sur Voir la carte et zoomez sur la zone qui vous intéresse :

Il vous reste ensuite à localiser le plus précisément possible sur la carte les déchets que vous avez découverts, lors de vos déplacements ou promenades et idéalement de les prendre en photo et de la charger sur la carte.

Rejoignez-nous pour la Sophia Clean Up Week du 9 au 15 septembre, de 12h à 14h les jours de la semaine et de 10h à 12h le dimanche 15. Pour nous aider à organiser cette semaine, veuillez vous inscrire ICI.

[retweet]

Contact : Stéphane Nedonsel, Coordonnateur PACA de « Let’s Do It », membre actif de l’association Travisa : snedonsel(at)free.fr

* Démonstration (en anglais) pour télécharger l’application sur Smartphone :

Strasbourg déploie son application multimodale*

Strasbourg l’a fait ! Bravo 🙂  *Pour rappel, « multimodal » = plusieurs modes de transport … Laurence

Source : Innov’City.fr du 02.02.2012

une-strasmap-120202

Strasbourg s’est offert pour les fêtes une application permettant de faciliter les déplacements sur son territoire. Devant une offre déjà pléthorique, la capitale alsacienne se démarque : StrasMap regroupe en une seule application les informations concernant l’ensemble des moyens de transports à disposition des habitants.

La force d’une gouvernance unifiée pour proposer une offre globale

Une gouvernance unifiée est souvent accélératrice de « mouvements ». La Communauté Urbaine de Strasbourg (CUS) l’a rapidement compris, et a centralisé ses services avec ceux de la ville de Strasbourg dès 1972. L’intérêt, au delà des économies d’échelle, est de partager une vision commune. Cette vision est particulièrement importante sur des sujets tels que la mobilité ou l’innovation. Un souci de cohérence que l’on retrouve notamment dans l’information concernant l’offre de mobilité et particulièrement depuis le lancement du service de cartographie reprenant l’ensemble des solutions présentes à l’échelle de la communauté urbaine (28 communes). C’est ce même service qui est disponible depuis quelques semaines sur smartphone sous le nom de StrasMap. Au delà de la réussite technique du projet, il faut noter la qualité de la communication, qui est également un des gages de réussite dans le lancement de ce type de nouveau service.

corps-strasmap-120202

Des informations sur l’ensemble de l’offre de déplacement

Première innovation ? La multimodalité : une première pour une ville de cette envergure, au sein de laquelle se côtoient différents réseaux de transports. Vélos, bustramways,auto-partage… Les usagers ont accès à l’ensemble des informations sur l’ensemble de l’offre de déplacement.

Par ailleurs, un calculateur d’itinéraires propose un choix modal en fonction de la situation de l’utilisateur : marche à pieds,vélo, voiture, transports en commun

D’autres fonctions sont particulièrement intéressantes comme l’information sur le trafic, la disponibilité du stationnement, la qualité de l’air… Enfin, la majorité des informations fournies sont disponibles en temps réel : un véritable plus, l’information théorique ayant montré de grandes limites dans son utilisation.

Une réussite conditionnée

Pour apporter une légère touche négative à ce tableau, il faut bien avouer qu’une des conditions de réussite d’un tel projet est bel et bien le niveau d’offre proposé : si l’offre est mono-modale et peu performante, le projet ne prendra pas. Rappelons que Strasbourg reste une des métropoles modèles concernant la mobilité durable : 8 % de part modale pour le vélo, 13 % pour les transports en commun, 32 % pour la marche à pied et 46 % pour les véhicules particuliers (20 % en centre ville).

Aussi, plusieurs questions se posent pour une collectivité concernant la mise en place de tels outils, en fonction du calendrier et du type de gouvernance qu’elle souhaite mener. Concernant le calendrier, une collectivité préfèrera-t-elle attendre d’avoir une offre de mobilité suffisamment dense avant de sortir une application ou sortira-t-elle celle-ci quitte à la faire évoluer progressivement – le coût n’est pas le même ?

Concernant la gouvernance, une collectivité préfèrera-t-elle créer ses propres applications, attendre que des développeurs créent celles-ci afin de les laisser couvrir le marché ou encore voudra-t-elle s’approprier – par rachat par exemple – les applications une fois sorties ?

Dernière solution : la collectivité peut tout à fait décider de simplement adapter son site web en version mobile et par la même tourner le dos au principe d’une application… Sachant que la CUS a déboursé 50 000 euros pour faire développer StrasMap sur Android et iPhone.

 

Tous « pendus » !?

Un peu d’humour qui nous vient de l’autre côté de la frontière franco-suisse …Sur le site de covoiturage dynamique GreenMonkeys.com, on y trouve un nouveau vocabulaire ! … A suivre, définitivement ! … Laurence

Vous avez dit pendu quoi ??

Le « pendulaire » fait son entrée dans notre vocabulaire

Si vous deviez nommer, en un mot,  la personne effectuant un trajet aller-retour domicile-travail quotidiennement, lequel serait-il ? Je vous donne un indice, la réponse est dans le titre…

Chez nos amis suisses romands nous avons trouvé le mot juste, et nous l’avons adopté ! Tout comme en anglais « commuter », le pendulaire dénomme la personne qui fait le ping-pong tous les jours entre son lieu de domicile et son lieu de travail. Ainsi, nous avons trouvé une possibilité fort efficace de désigner les usagers de Green Monkeys.

Fini de dire : « les personnes effectuant un trajet domicile-travail au quotidien ». Simplifiez-vous le verbe, faites comme nous, adoptez le « pendulaire » !

Illustration par Sylvie Neidinger

INRIA recherche usagers Envibus pour ateliers créatifs

Un rappel urgent de la part de l’INRIA de Sophia Antipolis, en partenariat avec le réseau de transport en commun local : ENVIBUS, pour un des ateliers créatifs : jeudi 12 janv.2012

Tous les détails sur l’onglet : « Projets/En cours/Testeurs » de ce blog 🙂

Merci pour l’équipe AxIS de l’INRIA !!

Laurence

Nouveau : Green Monkey débarque sur la French Riviera

Via le profil Facebook, sur le blog ci-dessous et pour + de réactivité ! Toutes les infos que vous devriez savoir sur le covoiturage dynamique de Green Monkey ! :)… Laurence

« Covoiturer au travail en toute liberté. Notre variante du covoiturage dynamique permet de covoiturer librement, même avec des horaires variables.

Les atouts de Green Monkeys :

Gestion de l’offre et de la demande de trajets en temps réel
Retour garanti : en cas d’annulation, Green Monkeys trouve une solution
Economique : vous économisez jusqu’à 3200€ sur vos dépenses automobile annuelles
Equitable : le prix au kilomètre est fixe et le même pour tous (0,21€ ou CHF 0.28). Le partage des frais est ultra simple car les transactions son automatiques !
N’importe quand : planifier comme vous voulez et autant que vous voulez.

Mise en relation : fini les interminables recherches, ici, c’est Green Monkeys qui vous met en relation.
Opérationnel : oui ça marche ! C’est ce qu’on appelle le covoiturage dynamique.
N’importe où ? Ou presque, Green Monkeys est spécialisé dans les trajets pendulaires domicile – travail 
Kilomètres : métriques certifiées, vous savez exactement combien de kilomètres vous parcourez
Ecologique : covoiturer c’est aussi réduire vos émissions de CO2
Yes ! Avec Green Monkeys, le covoiturage se professionnalise avec un service sérieux et durable.
Sécurité : l’identification de chaque usager est formelle. Pas d’inconnus, Green Monkeys sait qui covoiture avec qui à tout moment

Maintenant à vous de tester… »

Le site : http://www.greenmonkeys.com/

L’INRIA de Sophia recherche des salariés usagers des transports en commun

2ème vague d’ateliers de créateurs pour les sophipolitains usagers des transports en commun. Dans le cadre du projet TIC TAC, l‘INRIA recherche 6 salariés sophipolitains utilisant les transports en commun – autour de la technopole – quotidiennement ou fréquemment.

Tous les détails ci-après : Appel à participation déc. 2011_TICTAC

Prochains ateliers, jeudi 15 et 22 décembre 2011, de 16:00 à 19:00. Les prochains ateliers viennent d’être reportés à la rentrée de janvier 2012 ! Merci de rester connecté(e)s à cette page pour toute évolution. Et de continuer à envoyer vos inscriptions, à l’adresse mail ci-dessous !

Inscrivez-vous vite en envoyant un email à : tictac1@inria.fr

Info, rubrique Testeurs du blog

 

Le covoiturage dynamique sort de l’impasse

Voilà une « dynamique » bien réelle ! Il est temps de la saisir et de rebondir avec elle ! 😉 A vos co-voitureurs, prêts ? Partez ! 🙂 … Laurence

Source : Innov’IntheCity.fr par Elsa Sidawy | 04.11.11
 
une_covoiturage-dynamique1

Le covoiturage, victime de préjugés tenaces ? Ses vertus en matière de réductions des nuisances sont connues de longue date, mais l’auto-soliste s’accroche encore à sa voiture individuelle. Avec l’essor des nouvelles technologies, les acteurs du domaine sont techniquement prêts à passer la seconde et développent des solutions dites de covoiturage dynamique. Les entreprises et les collectivités, plus dubitatives, expérimentent ce nouveau service avec des résultats parfois mitigés. Et aujourd’hui, faute de masse critique, aucune solution pérenne n’a été trouvée. Navigation dans les arcanes du covoiturage dynamique.

500 milliards de dollars. Cette somme vertigineuse correspond à la valeur des sièges vides des quelques 500 millions de voitures individuelles qui arpentent les routes de la planète chaque année. L’étude « Empty seats travelling », menée par le centre de recherche de Nokia en 2009, révèle le potentiel immense du covoiturage dynamique basé sur l’utilisation d’outils connectés. L’objectif de ce grand frère du covoiturage statique ? Offrir en temps réel aux usagers la possibilité de covoiturer au pied levé. Contrairement au covoiturage classique, il offre plus de souplesse, de flexibilité, de fiabilité, d’instantanéité et moins d’interdépendance entre les covoitureurs. Sur le principe, l’abonné contacte le service quelques minutes seulement avant son départ pour chercher le conducteur pouvant offrir un covoiturage sur l’itinéraire demandé. Le concept repose sur un échange de données en temps réel, entre les conducteurs et passagers potentiels, via au minimum, un téléphone, au mieux un smartphone équipé d’un GPS. Mais la définition reste extrêmement large, comme le souligne Léa Marzloff, consultante associée chezChronos : « quand on regarde le positionnement des différents opérateurs, certains parlent de covoiturage dynamique, temps réel, immédiat ou anticipé ou encore d’auto-stop sécurisé. Cette batterie de termes montre que c’est un champ encore en construction ».

corps_covoiturage-dynamique1

Cible principale : les trajets pendulaires (domicile-travail/école)

Dans ce domaine, les opérateurs de plateformes de covoiturage sont donc aux aguets. Car en terme de covoiturage, les efforts les plus importants ne portent plus sur les trajets longue distance mais bien sur les trajets pendulaires, par nature plus nombreux. « Le public type du covoiturage dynamique, ce sont des travailleurs effectuant des trajets réguliers», note d’emblée Frédéric Bisson, vice-président en charge des relations parlementaires à la Feduco (Fédération nationale du Covoiturage). L’entreprise apparaît en effet comme un lieu privilégié pour ce type d’expérimentation : la masse d’usagers y est plus importante et les taux d’occupation des véhicules sont les plus faibles, l’impact peut donc être colossal. Viser l’effet tribu : c’est l’avis de Léa Marzloff pour qui « le covoiturage dynamique se pense au sein d’une communauté, pour qu’il puisse y avoir une animation, un suivi et suffisamment d’offres ».

« Le pendulaire reste le chantier le plus gigantesque », certifie Sébastien Touchais, directeur général de Green Monkeys, qui développe des solutions idoines pour les entreprises et collectivités. Le premier gros chantier français de cette start-up, forte d’une première expérimentation sur le territoire de Genève, vise depuis septembre les agents de la ville de Marseille via un site web et une application iPhone (lire l’article).

Avant de sauter le pas, avertissait déjà en 2009 le Certu (Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques), dans un rapport sur le sujet, il est essentiel de tester le service sur un échantillon d’utilisateurs : « L’expérimentation sur des territoires divers constitue un aspect fondamental pour pouvoir tester et évaluer ce type de service qui peut constituer une véritable offre de transport alternative ». Dont acte : en septembre 2010, le Conseil Général de l’Isère, épaulé par l’entreprise Covivo, a ainsi pris l’initiative d’ouvrir une plateforme en ligne pour inciter les quelques 8 000 habitants du Vercors se déplaçant en voiture à tester le covoiturage en temps réel. Certains territoires, à l’image du Pays de la Haute-Gironde, s’y attèlent depuis plus récemment, avec pour exigence que celui puisse également favoriser, outre les trajets quotidiens domicile-travail, les déplacements internes et transversaux sur le territoire (lire l’article). Globalement « si on regarde comment se structure le marché actuellement, on est plutôt dans l’expérimentation que dans le lancement grand public », confirme Léa Marzloff.

une_covoiturage-dynamique4

Un covoiturage communicant

Le meilleur moyen d’explorer les pistes du covoiturage dynamique seraient à rechercher du côté des technologies actuelles. GPS, smartphones, téléphones mobiles, sites Internet… le couteau-suisse au service du covoiturage dynamique existe, reste à savoir comment l’utiliser. La majorité des smartphones notamment sont aujourd’hui équipés de puces GPS, permettant la géolocalisation des passagers et des conducteurs, facilitant leur mise en relation directe. On peut même imaginer à l’avenir ne plus avoir à déclarer ses demandes et offres de trajets, le smartphone suffisant à localiser les usagers sur la voie publique. Seul frein ? Cette possibilité devra être optionnelle pour les usagers, afin de ne pas froisser les garants de la protection des données privées à la CNIL. Autre atout de la géolocalisation : l’opérateur peut suivre en direct le nombre de kilomètres effectués par les utilisateurs et statuer en cas de litige sur les paiements. Mais attention, relève Frédéric Bisson, les propositions ne doivent pas devancer les usages réels : « aujourd’hui, les solutions basées sur l’utilisation des smartphones sont prématurées, même si elles permettent de faire des expérimentations. A court terme, il faudra examiner le taux de pénétration de ces outils et les usages réels qui en sont faits car la population qui maîtrise le mieux les smartphones n’est pas forcément celle qui fera le choix du covoiturage dynamique ». Un avertissement partagé par Benoît Reynaud-Lacroze, expert en mobilité chez Ville Fluide : « le problème du covoiturage repose avant tout dans la capacité de comprendre les comportements de base auxquels sont confrontés les individus avant d’intégrer des solutions technologiques ».

corps_covoiturage-dynamique5Aujourd’hui, les expérimentations en la matière se basent encore essentiellement sur des outils plus classiques, ne serait-ce que pour une question d’accès au plus grand nombre. C’est le cas de Covivo qui a prêté des « Covibox », sortes de GPS perfectionnés, aux conducteurs des véhicules dans le cadre de l’expérimentation iséroise.

Le Pays de la Haute Gironde va quant à lui lancer fin novembre « Hirondo », en proposant aux 82 000 habitants du territoire de pratiquer le covoiturage dynamique en utilisant simplement la fonction SMS de leur téléphone ou en faisant appel à un service vocal pour prendre connaissance des offres. Quant aux conducteurs, ils devront déposer leurs propositions de trajets via la plateforme web.

En Inde enfin, la société MegaCarPool propose d’équiper les véhicules de tablettes équipées de GPS, les véhicules proposant des places étant par la suite géolocalisés en temps réel. Les passagers doivent effectuer là encore leur demande par SMS ou via un serveur vocal. Les puristes du covoiturage dynamique seront dubitatifs.

Aujourd’hui, seule la start-up irlandaise Avego déploie son application éponyme à grande échelle et expérimente sur des territoires extrêmement variés une solution exclusivement basée sur l’utilisation de smartphones (lire l’article). Il ressort de ces expériences que la géolocalisation a plutôt tendance à rassurer les utilisateurs qu’à les inquiéter  : « Il est vrai que chaque usager est enregistré dans notre système et son trajet est suivi en continu grâce au GPS. Mais nous constatons que cette fonctionnalité est plutôt un facteur de sécurisation pour des personnes peu enclines à partager un trajet avec des personnes qu’elles ne connaissent pas », assure Taras Kennedy, la responsable communication de cette filiale de Mapflow créée en 2009.

 une_covoiturage-dynamique2

La masse critique n’est pas au rendez-vous

« Les opérateurs et collectivités qui l’expérimentent, rencontrent un obstacle récurrent : pour que l’activité devienne économiquement pérenne, elle doit recueillir un flux vraiment important d’automobilistes, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Sans cette masse critique, le covoiturage dynamique ne peut tout simplement pas exister », le mot est lâché par Frédéric Bisson, décidément peu à même de miser sur la viabilité du covoiturage dynamique dans l’immédiat. Sur ce point, opérateurs et experts s’accordent : « pour tout ce qui est covoiturage dynamique pur, j’y crois très fortement, mais dans dix ans. Aujourd’hui il n’y a pas de masse critique », remarque Edouard Duboille directeur général de Green Cove. Partenaire de la SNCF sur les solutions de covoiturage, son entreprise a mis en place pour le Transilien des bornes d’affichage en gare d’Houdan et de Montbéliard permettant, via le principe du flashcode, accessible par tous les téléphones mobiles, d’accéder aux offres de covoiturage locales en temps réel (lire l’article sur Cleantech Republic). 

Modestement donc, les premières expérimentations visent à peine quelques centaines d’usagers. Le Pays de la Haute-Gironde se verrait bien mobiliser 300 personnes, sur 82 000 habitants, soit moins de 0,5 % de la population. Le Conseil Général de l’Isère qui a bouclé son expérimentation en novembre 2010 a réuni quelques 400 personnes sur les 8 000 visés, avec une moyenne de douze covoiturages effectués chaque jour. Seule Avego, qui a frappé aux portes de 65 pays différents pourrait rivaliser. La start-up reste vague sur le nombre exact d’usagers réels – « des milliers », selon Taras Kennedy -, et localement, la plus grande expérimentation ayant eu lieu à Seattle, a réuni à peine 900 participants.

D’où l’intérêt de choisir des lieux de vie propices comme les grands bassins d’emploi, générateurs de déplacements de masse. Le covoiturage dynamique peut en outre être intégré aux Plans de Déplacement d’Entreprises ou de collectivités pour favoriser son usage et son déploiement. Ville Fluide a développé sa solution GéoCar, particulièrement adaptée à une entreprise de plus de 2 000 personnes du plateau de Vélizy, en usant du concept de « grappes » d’utilisateurs, offrant la possibilité aux passagers de se retourner en cas de désistement de leurs conducteurs. Les salariés sont reliés entre eux par des smartphones prêtés pour l’occasion et peuvent effectuer des trajets en covoiturage quand bon leur semble et surtout au pied levé (lire l’article).

 

une_covoiturage-dynamique3

Garantir le trajet de retour

Comme l’indique Benoît Reynaud-Lacroze, « tant que l’on est pas capables de garantir le retour et de convaincre les salariés que c’est une réalité, on aura toujours un ratio de quatre conducteurs pour un passager ». C’est là que réside toute la complexité du covoiturage dynamique : les conducteurs sont toujours plus enclins à vouloir offrir des sièges contre rétribution, qu’à laisser leur voiture au garage pour covoiturer, sans avoir la garantie que leur hôte du matin pourra effectuer le même trajet le soir venu. La souplesse est dans ce cas synonyme d’incertitude. Les usagers ne doivent pas être entièrement dépendants du service mais peuvent avoir la possibilité de se retourner vers une solution alternative, comme les transports publics, les taxis, ou des véhicules de la flotte d’entreprise, ce qu’offrent certaines solutions, comme Green Monkeys ou Ville Fluide.

Mais les militants du covoiturage dynamique estiment que les leviers sont plus puissants que les freins. Si aujourd’hui, les paiements entre passagers et conducteurs se font encore de la main à la main, l’utilisation d’outils numériques permettra bientôt de se passer de cette délicate étape et d’éviter les surprises du passager qui sort du véhicule sans payer. « Déployer systématiquement le pré-paiement ou le blocage du paiement lorsque le covoiturage a eu lieu, sécuriserait un grand nombre de personnes », estime pour sa part Benoît Reynaud-Lacroze.

A chaque opérateur d’inventer son modèle économique, mais le plus souvent ces derniers fixent un tarif au kilomètre et y prélèvent une participation. Green Monkeys a de son côté estimé la valeur du kilomètre à 21 centimes, sur lequel l’entreprise prélève 3 centimes. « Nous avons développé un système où chaque usager a un compte physique directement chez nous, on gère les sorties et les entrées d’argent en permanence. Il n’y a donc pas de micro-transactionnel et on garantit le paiement de chaque parcours », explique Sébastien Touchais.

Aux Etats-Unis, les utilisateurs de l’application Avego doivent débourser 1 $ pour premier mile et 20 cents pour les suivants, sur lesquels Avego prélève 20 % de la somme. Le Certu va même jusqu’à suggérer dans son rapport de mettre en place à bord des véhicules un système technique mesurant la consommation exacte de carburant. Embarquer dans une Porsche ou une Smart n’aura plus les mêmes conséquences pour le passager…

Mais si l’expérience se révèle trop coûteuse pour les passagers, il serait peu surprenant qu’ils regrimpent rapidement dans leur propre véhicule. Les incitations financières constituent dans ce sens un levier essentiel au déploiement du covoiturage dynamique. Chez Ville Fluide, on suggère que l’entreprise participante rembourse l’abonnement mensuel au service à hauteur de 50 %, à l’image de ce qui se fait déjà avec les cartes de transports en commun.

Un peu de prospective ? Avec le développement des technologies de paiement sans contact, « on peut imaginer à terme qu’une carte de transports permette de payer son covoiturage », imagine Matthieu Jacquot, le directeur de Covivo.

Ultime intérêt pour les entreprises : pouvoir disposer d’outils de reporting et mesurer le kilométrage réel effectué en covoiturage par leurs salariés et ne plus communiquer sur de simples estimations. « Les opérateurs sont capables de fournir aux collectivités le nombre de trajets effectués et les économies de CO2 réalisées », relève Léa Marzloff.

 

une_covoiturage-dynamique6

Voie dédiée, places de stationnement, points de rencontre : cumuler les avantages

Rien ne gage que les co-voitureurs soient assidus si leur pratique vertueuse ne les empêche pas d’éviter les embouteillages aux heures de pointe. « L’appui des pouvoirs publics est indispensable. Ces derniers doivent par exemple déployer des infrastructures dédiées sur la voie publique, comme des voies et des places de stationnement réservées», insiste Frédéric Bisson.

A ce titre, Bordeaux a récemment été désigné comme territoire d’expérimentation pour ouvrir une voie réservée au co-voiturage sur une portion d’autoroute, et sera ainsi la première ville française à tester ce type d’aménagement.

Ce qui vaut encore plus pour le covoiturage dynamique concerne les points de rencontre où les automobilistes peuvent récupérer leurs passagers. « Le Conseil Général de l’Isère a choisi de matérialiser ces points relais – essentiellement les arrêts de bus – en arrêts de covoiturage », pointe Matthieu Jacquot.

En Suisse, l’expérimentation Carlos a permis entre 2002 et 2005 aux habitants de la région du Mitteland, via des bornes interactives, de donner une visibilité au covoiturage directement dans la rue. 
Le Certu suggère enfin la possibilité d’implanter des logiciels dans des bornes existantes, telles que les bornes taxis dans les villes, avec un coût moindre. « Sur les points de rendez-vous, des modèles différents émergent, conclut Léa Marzloff, certains sont fixés par l’application pour éviter aux conducteurs de faire des détours et d’autres vont au contraire aller chercher les gens chez eux ».

corps_covoiturage-dynamique4

Ne pas se couper des autres moyens de transports

Mais dans le domaine des transports, l’avenir semble être dans l’interaction et l’intermodalité. Le déploiement de solutions de covoiturage dynamique ne doit pas se faire au détriment des transports en commun, sous peine de voir encore une fois ressortir les voitures des garages des particuliers. « Tout l’enjeu est de dire que ce n’est pas une solution concurrente mais complémentaire des transports en commun. Il faut favoriser une articulation entre les lignes de transports régulières urbaines et le covoiturage dynamique », prévient Matthieu Jacquot.

Ce service peut fonctionner de façon pertinente en rabattement sur des axes lourds de transports en commun pour permettre des trajets intermodaux et a le potentiel de venir compléter les offres de transports publics en zones périurbaines voire rurales. Sur certaines zones, il peut être totalement complémentaire du TAD (Transport à la Demande). « Le covoiturage dynamique doit se penser en complément d’autres modes et de façon intégrée », ajoute Léa Marzloff.

Dans le cadre de la politique d’ouverture des données des transporteurs enfin, il serait pertinent d’intégrer les offres de covoiturage dynamique aux calculateurs d’itinéraires multimodaux (voir encadré ci-dessous). Les applications comme le « Compagnon de voyage » de la SNCF pourraient intégrer, outre les offres de transports en commun avant et après son trajet en train, les offres de covoiturage dynamique. Histoire d’éviter par exemple que les voyageurs débarquant en gare n’empruntent tous un véhicule personnel pour se rendre au centre-ville.

S’il est encore balbutiant, le covoiturage dynamique promet d’être le prochain outil du couteau suisse de l’intermodalité. Encore faut-il l’affûter avec précision.

Etude exploratoire MITRA
Le PREDIM (Plate-forme de Recherche et d’Expérimentation pour le Développement de l’Information Multimodale) a publié en juillet 2010 les résultats d’une recherche sur la faisabilité d’un Système d’Information Multimodale (SIM) temps réel intégrant une fonctionnalité de covoiturage dynamique. Ce document s’appuie notamment sur une étude exploratoire menée en Région PACA entre 2008 et 2009, baptisée MITRA (Multimodality and Interoperability for sustainable TRAnsport in commuting situation).
Cette approche a permis la définition d’un cahier des charges fonctionnel et l’élaboration de scénarii d’usages centrés sur les utilisateurs. « Le calculateur d’itinéraires est la pierre angulaire d’un SIM de type MITRA. Si l’on associe le covoiturage aux modes pris en compte, la fonction calculateur doit aussi réaliser dynamiquement l’appariement entre les pilotes ayant des places disponibles et les passagers recherchant des courses. Quant à la question de l’interface utilisateur, elle est essentielle si l’on veut garantir une bonne acceptation du système par les utilisateurs. Enfin l’échange des données soulève deux questions essentielles : celle du coût des télécommunications et celle de la qualité de service. Ces questions ouvrent sur des pistes de recherche à venir », peut on notamment lire dans le document. « Le concept d’un SIM temps réel et nomade combinant à la fois covoiturage et transports en commun est une réelle innovation, concluent les auteurs de l’étude. Pourtant, il reste une longue route à accomplir. Des partenaires (AOT, sociétés de service, représentants des PDIE…) doivent à présent travailler ensemble pour établir les spécifications de ce futur prototype et répondre à des questions de conception et de choix d’une proposition de valeur qui restent ouvertes ».

Journée du covoiturage : découvrez l’automobile participative

Le covoiturage déploie ses armes et devient « dynamique »… bientôt dans tout le sud-est de la France, aussi avec Green Monkeys (des petits singes verts qui vont nous montrer la  vie en rose ?)… Laurence

21 septembre, journée nationale du covoiturage !

Avantages économiques, intérêts écologiques, mais aussi, dispositifs conviviaux : à vous les nouveaux usages de l’automobile !

Si le covoiturage et l’auto-partage sont des modes de déplacement en plein essor depuis les années 1980, ils sont encore assez loin d’être une pratique courante en France. Alors que nos voisins Norvégiens ou Hollandais ont intégré le covoiturage à leur vie quotidienne, aujourd’hui, c’est surtout pour des trajets occasionnels que la plupart des automobilistes prennent peu à peu le réflexe de partager leur voiture.

 

Voyagez pratique et malin

Choisir une destination, une date, et consulter les prix : avec le développement des sites internet comme carpooling.fr ou covoiturage.fr, le covoiturage est devenu accessible et fiable. En quelques clics, chacun peut trouver le passager ou le conducteur qui lui convient, et s’assurer de son sérieux grâce aux commentaires.

 

Les smartphones s’avèrent également de précieux outils de la mobilité : de nombreuses applications sont à votre service, comme Comuto ou encore Avego Driver, afin de mettre directement en relation par SMS, les passagers en quête de conducteurs.

 

Les entreprises et les acteurs publics pensent aussi à vos trajets en voiture. A ce titre, Aéroports de Paris est un exemple, avec plus de 800 utilisateurs-collègues réguliers. IKEA a aussi franchi le pas d’une mobilité partagée avec un site dédié à la rencontre des besoins de ses clients : http://covoiturage.ikea.fr/.

 

L’autopartage est aussi une déclinaison de cet usage partagé de l’automobile. Ainsi, dans les grandes métropoles, on assiste aux premiers succès de cette nouvelle forme d’utilisation partagée de l’automobile, sur le même modèle que les vélos en libre-service : à Paris avec Autolib’, mais surtout outre-Atlantique, notamment avec le succès de la société Zipcar depuis déjà de nombreuses années.

 

Enfin n’oublions pas l’émergence des échanges de particulier à particulier, avec le développement de nouveaux services de consommation collaborative. Si cette pratique est de plus en plus répandue en Amérique du Nord, elle connaît depuis fin 2010 une réussite croissante en France avec des plateformes telles que www.unevoiturealouer.com ou Voiturelib.

 

Pour aller plus loin sur les usages malins de l’automobile, n’hésitez pas à consulter notre dossier spécial, ainsi que la conférence à La Cantine (Juin 2011) sur le thème de l’économie du partage appliquée à la mobilité.

 Source : Mobilite Durable du 20/09/2011

Suivez-nous sur Twitter le 20 septembre, Mobilité Durable posera toutes vos questions à Comuto (@covoiturage) pour la journée du covoiturage.

Les NTIC au service des citoyens !

15/07/2011 – Des déplacements ferroviaires à petit prix

Certaines régions expérimentent les tarifs réduits sur les voyages en train.

Le buzz de la semaine

Metro France annonce qu’à Lille, les élus promeuvent et facilitent l’intermodalité. En effet, au début du mois d’août 2011, les abonnés Rythmo de Transpole pourront emprunter des correspondances vers les gares TER, ainsi que le bus, le tram et le métro. L’abonnement, qui ne coûtera que 48€, pourra même être complété avec le pass régional Fideli’TER afin de pouvoir voyager en dehors de la métropole.

Il s’agit là d’une première étape vers la création d’un billet unique, prévu pour 2012 : l’objectif est de faciliter l’accès à tous les modes de transports (métro, bus, tram, auto-partage ou encore les vélos en libre service).

 

En Languedoc-Roussillon, c’est un pari audacieux qui a été relevé : faire le trajet en TER entre Nîmes et le Grau du Roi pour seulement … 1 euro (contre 7,5 euros actuellement) ! Il s’agit d’une proposition de Georges Frêche, ancien président de la région Languedoc-Roussillon, qui a été mis en application par son successeur Christian Bourquin.

L’objectif de ce projet est de multiplier par 5 le trafic du TER, soit 100 000 voyageurs par jourMobilicités mentionne que 5 nouvelles lignes bénéficieront de ce nouveau tarif, avant de le généraliser à travers tout le réseau ferroviaire régional avant 2013.

Voyagez pratique avec votre téléphone

Depuis le 8 juillet 2011, les Aéroports de Paris ont lancé une application pour Android, intitulée « My Way Aéroports de Paris » : l’outil permet de se localiser et d’indiquer avec précision à quel terminal le voyageur doit se rendre pour pouvoir embarquer.

En plus d’être disponible en français et en anglais, The Independent indique qu’il est possible d’obtenir un aperçu de différents services proposés aux alentours de l’aéroport  de Roissy  (boutiques, bars, restaurants, …) et de les sauvegarder en favoris pour les prochaines visites.

Pour le moment, un bémol cependant : le service couvre uniquement les terminaux 2E et 2F, la gare TGV et le secteur des parkings 2E et 2F.

 

De son côté, Google fait évoluer ses cartes sur Android grâce à « Transit Navigation », un outil conçu pour  les voyages en transports en commun autour du monde entier. Comme indiqué sur le blog de l’entreprise , cette nouvelle fonctionnalité se veut un GPS incluant de nouvelles indications en temps réel pour les piétons et les utilisateurs de transports publics : après lui avoir indiqué sa position et sa destination,  l’application vous informe en temps réel sur le trajet (arrêts prévus, distances à parcourir)  et vous signale par des vibrations qu’il faut descendre à l’arrêt suivant.

 

Les services autoroutiers APRR, AREA et VINCI ont lancé l’application « SOS Autoroutes » : en cas de problème, plus besoin de se déplacer jusqu’à la borne d’appel orange pour alerter les secours. Autobuzz explique que le déplacement des piétons est souvent dangereux dans ces zones à fort trafic. Pour éviter de les mettre davantage en danger, à l’aide d’une puce GPS intégrée dans les téléphones, l’application est capable de géolocaliser l’individu en difficulté et de lui envoyer les secours.

 

En collaboration avec la radio Pure FM, l’Institut Belge pour la Sécurité Routière (IBSR) a lancé une application gratuite sur FacebookiPhone et Android pour faciliter le covoiturage entre jeunes, qui veulent se rendre à une soirée, un festival, un concert, etc. Son utilisation est simple : on y indique soit sa destination, soit le nombre de places disponibles dans sa voiture.

Selon le site d’informations 7 sur 7, 117 conducteurs âgés de 18 à 24 ans ont perdu la vie en Belgique en 2009, soit plus de deux tués par semaine : par l’intermédiaire de cette application, l’IBSR espère sensibiliser les jeunes à la sécurité routière et faire diminuer ainsi le nombre d’accidents le week-end.

 

Le succès de l’autopartage continue à se propager en France

L’accord entre Renault et le spécialiste de l’autopartage entre professionnels Carbox a donné naissance à Car+ Autopartage, un service de gestion des flottes automobiles à destination des entreprises. Le Conseil général de l’Isère est le premier candidat à s’être déclaré volontaire pour expérimenter le projet sur la région urbaine de Grenoble  (GUR) pour une période de trois ans.

Avec un prix fixé à 550 euros par mois pour une Clio, Auto Actu rapporte que la mise en place de tels services au sein des entreprises est avantageuse pour ces dernières, car elle sera amortie par la location des voitures par les salariés le soir et le week-end.

 

Actu environnement note également qu’une autre expérience d’autopartage destinée aux entreprises va être mise en place à Marne-la-Vallée. Il s’agit d’un projet initié par les établissements publics d’aménagement, Epamarne et Epafrance, et MOPeasy, un opérateur spécialisé en mobilité durable.

Les premiers bénéficiaires seront les salariés du site de Noisiel. Avant de pouvoir emprunter  une voiture électrique Peugeot ION, les salariés doivent  effectuer les réservations sur le site MOPeasy.  Un panneau de bord personnalisé permet de se tenir informé des gains d’émission de CO2 réalisés.


Pour ceux ou celles qui préfèrent l’aventure et le plaisir  de rouler à deux roues, VINCI Park et Wattmobile, un opérateur spécialisé sur l’intermodalité, proposent Scoot’Partage à Marseille. Ce dispositif de scooters électriques en  libre service propose un site internet pour localiser en temps réel les scooters disponibles ainsi que leur niveau de charge. Le forfait découverte de 2 heures coûte 12 euros. Moto-net précise ce service a obtenu le prix « Parko d’or de l’intermodalité 2011 ».

Source : Mobilité Durable

GoToo : Promouvoir le transport alternatif à la voiture en solo et fidéliser les usagers.

par Renaud Euvrard 27 février 2011

Pour des achats, tout le monde utilise lesprogrammes de fidélisation. Ces programmes peuvent être de toutes sortes : cartes cumulant des points ou réductions. Presque aucun secteur n’échappe à cette règle, notamment dans les transports. De nombreuses compagnies aériennes comme Air France – KLM permettent de cumuler des “miles”, pour le ferroviaire, la SNCF fait appel au programme de fidélisation S’Miles. Mais qu’en est il pour d’autres types de transport comme les transports dits “alternatifs” en milieu urbain ?

Go Too est un service autour de la communauté des usages de l’éco-mobilité. Ce service est édité par Transway, une start-up nantaise qui a pour vocation de promouvoir et fidéliser les utilisateurs des transport alternatifs face à la voiture en solo. Go Too souhaite valoriser et inciter les personnes à utiliser leurs vélos, la marche à pieds ou à prendre les transports en commun.

Les utilisateurs inscrits peuvent partager avec la communauté via le site web ou l’application mobile, leurs “éco-déplacements”. Ainsi ils peuvent cumuler des points, appelés des “soleillos” qui pourront être transformés en cadeaux (réduction dans les transports publics ou accès à des équipements culturels).

Le modèle d’affaire se base principalement sur une fourniture de services et de données auprès des villes et collectivités locales (Go Too City) ou des entreprises (Go Too Pro). Cela est en droite ligne avec les nombreuses incitations qui sont entrain d’être mises en place par les pouvoirs publics afin d’améliorer les plans de déplacements urbains. De même, les entreprises de plus de 250 salariés, en région Ile-de-France pour l’instant, ont l’obligation de mettre en place un “plan de déplacement en entreprise”. L’objectif de toutes ces incitations est bien évidemment de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Sur les premières expérimentations réalisées avec 35 entreprises de la région nantaise regroupant 2000 personnes, 22% des salariés ont participé de manière active à cette initiative.

Go Too présente clairement un intérêt environnemental, incitant les actions en faveur de l’éco-mobilité en entreprise ou en collectivité. Au delà du côté fun d’un CheckMyMetro, Go Too souhaite aussi fédérer ses utilisateurs sur les réseaux sociaux comme Facebook, LinkedIn ou Viadeo.

Sources : TechCrunch
Explications sur DailyMotion (8min) par le créateur Nicolas Tronchon – Transway _ GoToo avril 2011

 

CO2GO calcule en temps réel les émissions de CO2 liées aux transports

Par Elsa Sidawy | 09.02.11
L’utilisation des téléphones dits intelligents pour mesurer la pollution, le trafic automobile ou le niveau de pollution sonore est aujourd’hui très prisée des chercheurs et entreprises qui multiplient les expérimentations en ce sens. Le SENSable City Lab du prestigieux Massachusetts Institute of Technology n’échappe pas à cet engouement et peaufine actuellement CO2GO, une application qui permettra aux usagers d’adapter individuellement le choix de leur mode de transports afin de diminuer l’empreinte collective liée à la mobilité.
Chacun pourra ainsi, portable en poche et sans aucune autre manipulation que le lancement de l’application, calculer au rythme de ses pas, de sa voiture, de son vélo, l’empreinte carbone de son trajet, quels que soient les modes de transports utilisés. Pour cela nul besoin de disposer du smartphone dernier cri, les chercheurs du SENSable City Lab tablent sur les capteurs déjà intégrés aux modèles actuels, qui, augmentés d’algorithmes très puissants offrent une application d’une précision déconcertante, capable de détecter le mode de transport utilisé, de l’avion au fauteuil roulant et de mesurer les émissions liées à ce déplacement. « Nous utilisons des données sensorielles enregistrées par des capteurs embarqués dans les smartphones, tels que le GPS, l’accéléromètre ou des requêtes géographiques en ligne », explique Kristian Kloeckl, chef du projet CO2GO au SENSable City Lab, qui n’exclut pas non plus la possibilité de recourir aux données enregistrées par le microphone du portable pour affiner le calcul. Cerise sur le gâteau, afin de ne pas alourdir l’empreinte carbone liée à l’utilisation de l’application, cette dernière « a été pensée pour solliciter au minimum la batterie du téléphone », note Kristian Kloeckl.
Pour calculer les émissions moyennes liées aux différents moyens de transports, l’équipe du SENSable City Lab du MIT se base sur les données délivrées par les instances officielles des différents pays, celles du ministère de l’Ecologie pour la France. Des données qui pourront donc varier en fonction des approches des différents pays.
Vers des compétitions entre usagers des transports
A la fin de chacun de ses trajets, l’utilisateur pourra les comparer avec la communauté des autres usagers de sa ville, les adapter ou les modifier le cas échéant, s’il en découvre d’autres plus sobres en terme d’émissions. Un nouveau gadget réservé aux plus avertis des citoyens qui savent déjà que prendre le métro est moins impactant que de prendre sa voiture personnelle ? Au contraire, affirme le chercheur : « l’expérience que nous avons montre que les données délivrées à l’utilisateur en temps réel agissent comme un puissant vecteur de conscientisation. Vous êtes plus conscient de votre impact sur l’environnement lorsque vous avez accès à des données concrètes ». Au final, l’usager pourra « échanger des itinéraires faibles en carbone avec les autres utilisateurs » sur une plateforme commune.
Pourquoi pas à terme imaginer des concours d’usagers les plus lights en carbone entre différentes villes d’un même pays ? « L’application compare vos émissions à celles du reste des citoyens de votre ville et vous indique si vous contribuez à une diminution ou à une augmentation de la moyenne des émissions », précise le chercheur.
Un partenariat franco-américain
Une application vaudrait donc mieux qu’un long discours en faveur des transports en commun ? La SNCF en est convaincue, puisque l’entreprise ferroviaire qui propose déjà un éco-comparateur, soutient financièrement CO2GO de longue date, d’où le lancement mondial de l’application en France d’ici fin 2011. A sa sortie française, CO2GO sera disponible gratuitement sur la plateforme Android et « nous étudierons la faisabilité d’une version iPhone, dans une prochaine étape du projet », indique Kristian Kloeckl. Intégrant également le calcul de calories brûlées en fonction du mode de transport utilisé, cette application devrait faire marcher les plus paresseux des usagers au doigt et à l’œil.
=> A lire sur le sujet :
Quand les urbains mesureront la pollution, montre verte au poignet
Les habitants d’Oakland vont mesurer le taux de pollution grâce à leur mobile
Votre téléphone mobile participe à la cartographie sonore de votre ville
Mobile Millennium : les capteurs mobiles des usagers deviennent une source fiable de mesure du trafic
Pour en savoir plus sur l’innovation présentée dans cet article, contactez-nous à l’adresse contact@innovcity.com
Sur le même thème : application, éco-calculateur, MIT, smartphone, SNCF
Sources : Innov’City