Ouverture de l’enquête publique du Bus-Tram Antibes-Sophia

Aujourd’hui démarre l’enquête publique du « Bus Tram » d’Antibes-Sophia Antipolis et ce jusqu’au 17 janvier 2013, sur le site de la Communauté d’Agglomération Antibes Sophia Antipolis (CASA) :

« L’Enquête publique unique préalable à la déclaration d’utilité publique (DUP) du projet d’un transport en commun en site propre (TCSP) pour le « Bus Tram » et emportant la mise en compatibilité des plans locaux d’urbanisme (PLU) des communes d’Antibes et de Biot, se déroule du 6 décembre 2012 au 17 janvier 2013. »

Détails de l’Enquête publique Bus Tram Antibes Sophia_Du 06.12.2012 au 17.01.2013 et TSCP_Le choix de la performance

 

Dossier : projets en cours : BHNS & TCSP

Interview Radio France Bleu Azur : BHNS vs Tram

Ce matin, j’ai été interviewée sur Radio France Bleu Azur à Nice, en tant que Présidente de l’association TRAVISA (Travailler et Vivre à Sophia Antipolis qui vient de fêter ses 10 ans, voir article par ailleurs : « Semaine du Vélopolitain »), et en tant que représentante de l’association FNAUT PACA (Fédération Nationale des Associations des Usagers du Transport en PACA), afin d’apporter des points d’information entre la mise en place d’un Tramway, d’un BHNS (Bus à Haut Niveau de Service) circulant sur sa propre voie de circulation (site propre), ou TCSP (Transport en Commun en Site Propre).

Des exemples concrets avec le Tram de Nice, la mise en place du  BHNS de Cannes – Le Cannet – Mandelieu – Magazine BHNS Ouest 06 Phase 2 – celui d’Antibes Sophia, appelé aussi « Bus Tram » – Dossier du projet Bus Tram Antibes Sophia – dont l‘enquête publique va démarrer dès le 6 décembre prochain jusqu’au17 janvier 2013, pour une mise en place prévue pour fin 2016, début 2017 ; afin de rendre Antibes à 15-20 minutes de la technopole aux heures de pointe.

» Un BHNS c’est quoi concrètement ? A Sophia, c’est un grand bus avec soufflet, d’une capacité de 120 personnes, avec des rotations toutes les 10 minutes en général ; des priorités aux carrefours et ronds-points ; sa propre voie de circulation ; une fluidité du trafic ; une autre  façon de se déplacer malin, sans stress et pour moins polluer la planète (tout dépend du système de transport choisi ensuite : diesel ou électrique ?).

» Quels sont les avantages d’un BHNS par rapport au Tram ? Le BHNS est beaucoup moins cher à l’achat et à court terme, plus rapide à mettre en place que le Tram.

» Quels sont les avantages d’un Tram ? Une emprise au sol plus réduite que le BHNS (moins de risque d’exproprier les propriétaires). Une meilleure rentabilité à long terme (A partir de 15-20 ans). La possibilité de rajouter des wagons si accroissement du nombre d’usagers à transporter ; meilleur type de transport pour les métropoles ou grandes zones urbaines.

» » Alors, que vaut-il mieux mettre en place ? Tout dépend du lieu, de la zone urbaine, des moyens financiers, de la vision à long terme ! Chaque cas est à analyser en profondeur et différemment.  A noter aussi, qu’il y a des subventions de l’état, des régions ou conseils généraux pour l’achat et la mise en place de tels transports en commun, mais pas de subventions pour leur exploitation ! …

Infos relatives du CERTU : Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques

 

Dès qu’il est disponible, je rajouterai le lien audio l’interview de ce matin ! A suivre …

Belfort innove avec la mobilité !

Un coin de France bien ancré dans ses racines qui ose l’innovation de la mobilité !? Voyons voir cela de plus près 😉 … Laurence

Source : Julien de Labaca – un facilitateur de mobilité :), le 28 avr 2012
Le territoire de Belfort innove dans le domaine de la mobilité ! Les mots d’ordre de la démarche lancée par le Président de l’autorité organisatrice du réseau de transports (SMTC90), Christian Proust, pourraient se résumer aux termes suivants : pragmatisme, simplicité et service. Le facilitateur de mobilité s’était déjà intéressé à plusieurs start-up, mais jamais encore à une collectivité. Pour cette première, voici un article spécial complété d’une double interview, celle du Président du SMTC90 et celle de son directeur…
« Investir intelligemment c’est économiser »… cette phrase pourrait résumer la ligne directrice suivie par le Syndicat de Transports du Territoire de Belfort (SmTC 90). Cette ligne directrice s’est illustrée par un ensemble de mesures que peu de territoires ont osé jusqu’à présent. Tout d’abord le retour à un mode de gestion en régie directe, afin de « s’inscrire dans un état d’esprit qui cherche à créer une dynamique continue de changement avec une recherche d’économie » (C. Proust).
Par ailleurs, le choix modal du BHNS plutôt que du tramway, beaucoup plus couteux en investissement. La performance du réseau enfin, et ce grâce à plusieurs choix éclairés : motorisation GPL, voies en site propre, priorisation des véhicules, gestion optimisée via le SAE… .

« Se mettre à la place de l’usager » (M. Rovigo). C’est un des autres grands axes de réflexion des dirigeants du réseau. En effet, quand la plupart des réseaux pensent « tuyaux », Belfort a mené dès le début de son projet, une véritable politique publique centrée sur l’usager et le citoyen. Un « contrat de mobilité » s’est interrogé dès 2004 sur lien entre les usages de la mobilité et les grands enjeux de société ; la concertation s’est faite au « porte à porte » ; la politique d’amélioration des transports collectifs ne s’est pas réalisée contre l’automobile, mais dans un réel esprit de meilleure répartition et intégration (zones de pertinence).
« Communiquer ! ». La communication a « une place essentielle dans le dispositif » (C. Proust). L’ensemble des supports classiques ont été utilisés pour promouvoir la politique publique de mobilité, mais il faut reconnaître au Syndicat des idées particulièrement intéressantes, notamment sur le web : blog d’information, site internet très ergonomique, plébiscite des outils mobiles et plus récemment publicité « créative »(http://my-o.fr/).
Par ailleurs, l’uniformisation de la communication via une seule marque pour les réseaux urbains et interurbains est également un véritable plus, proposant une offre claire et lisible.
« Une approche de service plutôt que d’ingénieur » (C. Rovigo). L’offre Optymo (le nom du réseau de transport en commun du Territoire de Belfort) s’articule autour d’un grand principe : une offre claire et lisible. Cela se traduit par la généralisation du cadencement, une marque unique pour l’ensemble des offres et un seul titre de transport. L’objectif est de faciliter les usages pour tous les citoyens.
« L’innovation nous apparue incontournable » évoque le Président du SMTC90 (Le Syndicat Mixte des Transports en Commun (SMTC) est l’Autorité Organisatrice des Transports (A.O.T) du Territoire de Belfort 90). La totalité du parc de matériel roulant fonctionnant au GPL (« et nous suivons de près également ce que propose le marché des véhicules hybrides et électriques » poursuit M. Rovigo), pass unique « Optymo », post-paiement, paiement par SMS, information en temps réel… autant de systèmes qui placent le réseau de Belfort dans une excellente position en termes d’innovations techniques et technologiques, le tout dans une logique « d’expérimentations, qui lorsqu’elles sont réussies peuvent conduire à la généralisation de politiques publiques innovantes » (C.Proust).
L’ensemble de ces démarches mérite vraiment d’être suivies car elles peuvent servir d’exemple aux autres collectivités souhaitant promouvoir une mobilité durable sur leur territoire. C’est d’ailleurs une véritable volonté pour le SMTC90 qui multiplie les communications au sujet d’Optymo et Optymo II. La lecture de l’ouvrage sorti très récemment « Transports publics, une révolution douce » en est un excellent exemple.
Pour suivre l’ensemble de la démarche et trouver une information plus exhaustive, je ne peux que vous conseiller la lecture des interviews de Christian Proust (Pr) / Marc Rovigo (Dr) et les sites Smtc90Optymo.fret http://my-o.fr/
Julien de LabacaChargé d’études mobilité Blogueur Mobilité Twitteur : @juliendelabaca View all posts by juliendelabaca →

Montpellier by tram!

Voilà une belle évolution pour la capitale héraultaise, avec des tramways de toutes les couleurs ! Et surtout, une belle offre de multi-modalité ! 🙂   Laurence

Source : Innov’In the City, par Elsa Sidawy, le 12.04.2012

Montpellier inaugure son réseau de tramways en étoile

une-tramway-montpellier-120412

Après trois ans de travaux, qui ont entrainé un nombre incommensurable de fermetures de rues et d’embouteillages fleuves, les Montpelliérains ne sont pas rancuniers. Les flashs crépitaient à l’approche des tramways bariolés des deux nouvelles lignes, inaugurées simultanément à Montpellier vendredi 6 avril. Un petit incident sur le réseau le matin même est à peine venu écorner le déroulé des festivités.

Après les lignes 1 et 2 aux hirondelles et aux fleurs psychédéliques de Garouste et Bonetti, les livrées des nouveaux tramways misent sur le chic, avec Christian Lacroix aux manettes. Le « gentil monstre marin » de la ligne 3 et la ligne 4 brodée d’or et de bijoux, ont d’ailleurs été qualifiées par le New York Times de « tramways les plus sexy d’Europe ».

corps-tramway-montpellier2-120412

                                                                 Le simulateur de conduite tramway

 

Principale nouveauté : la conduite à vue sur le secteur de la gare

Si la création de ces deux nouvelles lignes de tramway donne enfin la possibilité aux habitants de cette agglomération de 420 000 habitants de se rendre au centre-ville et près du littoral, la principale innovation réside dans un maillage du réseau en étoile savamment étudié. La ligne 4 notamment trace un périphérique autour de la ville centre en empruntant les tracés des deux premières lignes et se raccorde en différents points aux trois autres lignes, en direction des quatre points cardinaux de l’agglomération. Principale difficulté ? La zone de la gare, véritable nœud gordien du réseau, où se croisent les quatre lignes et où a eu lieu l’incident le matin de l’inauguration. Les fréquences à l’heure de pointe sur chacune des quatre lignes conduisent au passage d’une rame toutes les 35 secondes sur cette zone restreinte, soit une centaine par heure. Autant dire que la signalisation ferroviaire utilisée actuellement à Montpellier – comme sur l’ensemble des réseaux français – n’est pas suffisante pour assurer la sécurité des piétons et des voyageurs, pressés d’aller prendre leur train. Afin de permettre l’exploitation de cette zone, l’agglomération, la TaM (Transports de l’agglomération de Montpellier) et l’entreprise Transamo ont développé de nouveaux principes de signalisation ferroviaire basés sur le principe de la priorité à droite à chaque intersection : les conducteurs doivent donc conduire « à vue », à une vitesse limitée à 10 km/h. Pour anticiper les incidents, l’ensemble des 350 conducteurs de tramway de la TAM ont par ailleurs été formés sur un simulateur de conduite innovant, le premier du genre en France, permettant aux traminots de se confronter à 75 scénarios de conduite différents.

corps-tramway-montpellier-120412

                                                Les quatre rames de tramway de Montpellier Agglomération

98 % de recyclabilité

Du côté du matériel, c’est Alstom qui a fourni les nouvelles rames. La promesse ? Un matériel recyclable à 98 %, ce que propose déjà son concurrent Siemens, notamment avec l’Inspiro, prochainement installé à Varsovie. Autre atout du tramway, prôné dans toutes les villes qui se raccrochent à ce moyen de transport dans le vent : la diminution du bruit en ville, avec un niveau sonore inférieur à 5 dB, soit quatre fois moins important que le bruit généré par le trafic automobile.

Côté développement durable toujours, Montpellier Agglomération a installé en mars 2011, 89 ombrières photovoltaïques sur les parkings d’échange du tramway de Castelnau-le-Lez. Pour un coût de 6,35 millions d’euros, 7 364 m2 de panneaux photovoltaïques, qui couvrent 540 places de stationnement, devraient produire une puissance cumulée de 1 240 MWh/an sur 20 ans, soit les besoins annuels en énergie de 450 foyers.

La modernisation du réseau a également entrainé la rénovation de quartiers, qui pour certains, ont intégralement été rendus aux piétons.

Dernière subtilité : la signalétique à bord du tramway indique les autres moyens de transports disponibles aux différents arrêts, des stations d’auto-partage aux bornes de vélos en libre service. Un plus appréciable pour favoriser l’intermodalité.

Avec ses 23 km de lignes supplémentaires, l’agglomération table sur une augmentation de la fréquentation de 22 % dès ce printemps. Si la ville communique volontiers sur sa politique de mobilité durable, elle ne renie malgré tout pas complètement la voiture, en poursuivant l’extension de son réseau routier, à l’image de cette quatre voies en chantier au nord de Montpellier. Soit à proximité immédiate de la future ligne 5 – actuellement en concertation. Transports en commun – voiture : la guerre continue.

Le tram et la mobilité douce à Montpellier

  • 56 km de voies et 7 communes périphériques
  • 4 lignes interconnectées à 30 lignes de bus
  • 83 rames au total (deuxième réseau de France après Paris)
  • 12 parkings d’échange offrant 5 000 places (gratuits pour les abonnés TAM)
  • 50 stations Vélomagg’
  • 25 stations d’autopartage Modulauto
  • Fréquentation du réseau de transports en commun : 67 millions de voyageurs
  • 23 km de pistes cyclables

Les lignes 3 et 4 de tramway en chiffres

  • Coût total : 530 millions d’euros (369 millions Montpellier Agglomération, 82 Etat, 50 Région Languedoc-Roussillon, 28 Département de l’Hérault)
  • Fréqentation attendue : 300 à 350 000 voyageurs / semaine
  • Maître d’ouvrage : Montpellier Agglomération
  • Maître d’ouvrage délégué : Transports de l’agglomération de Montpellier (TaM) / Transdev
  • Maître d’œuvre : EGIS Rail, A. Garcia-Diaz, A. Peter Egis Eau, Egis Aménagement
  • Matériel roulant : Alstom

Pour en savoir plus sur l’innovation présentée dans cet article, contactez l’adresse contact@innovcity.com

Crédits photos : Montpellier Agglomération

Autres liens :

 Recherche d’itinéraire

L’auto-partage avec Modulauto

Medellin : primée ville de transports durables

En anglais … sur le site Institute for Transportation and Development Policy En tous les cas, bravo pour ces nouvelles infrastructures ! 😉 … Laurence

 

Sustainable Transport Award cities: Medellín – Posted on January 18, 2012

From integrated transit systems to innovative parking solutions – all of the 2012 Sustainable Transport Award-nominated cities are exemplars in implementing integrated transport solutions. Over the next week, we will cover profiles of the nominated cities – Medellín, San Francisco, Cape Town, and Buenos Aires – culminating in the presentation of the Sustainable Transport Award on January 24 at Transportation Research Board conference in Washington D.C.

MetroPlus

Medellín, Colombia is a 2012 nominee for its efforts to improve public transport, create better public spaces, and improve road safety in the city. These efforts include the development of a bus rapid system, MetroPlús, which is fully integrated with their mass transit system – currently made up of an underground metro and cable car systems. It is the only city in its region to feature full bus rapid transit and metro integration. This year the city has extended its mobility options to include a bicycle share program, EnCicla, which provides 145 bicycles for public use.

Medellín has also begun to recuperate its public spaces through pedestrian connection improvements, urban promenades, and the creation of environmental parks. The city has built 1.6 million square meters of new public space, including 25 new parks and 11 new promenades. This has brought direct benefits to 800,000 people, in the form of increased and safer access to public transport. The Intelligent Mobility System (SIMM), aimed at improving mobility and road safety for all users, has reduced response time to road side accidents from 40 minutes (2008) to 18 minutes (2011). Medellín has also implemented vehicle emissions controls to reduce the sulfur content of diesel fuels and improve air quality.

 

La Rue du Futur à Antibes, table ronde du 28/10/2011

Comme promis à toutes les personnes qui me l’ont demandé, voilà mes prises de notes de cette table ronde / conférence du vendredi 28 oct.-2011, à la Villa Eilenroc au Cap d’Antibes. J’y ai rajouté quelques liens correspondants aux sujets concernés, afin d’y  apporter des éclaircissements. Si vous avez des questions ou des points d’information à ajouter, n’hésitez-pas ! Merci … 🙂 Laurence

 

Notes sur la rencontre débat La Rue du Futur, Cap d’Antibes – Villa Eilenroc, ven. 28 oct. 2011, à 19h00

A destination des décideurs et acteurs du territoire accueillant la manifestation, cette rencontre/débat a permis de faire connaître le travail de la commission européenne sur les questions de mobilité urbaine innovante, et de nouer les contacts avec les territoires européens (Sardaigne, Espagne, Suisse, Grèce, Belgique, Finlande, France (La Rochelle), etc…)

Mots de bienvenue et d’introduction de Jean Léonetti : « On ne peut pas être seul dans les déplacements, au niveau européen. En 2030, on aura la moitié des modes de fonctionnement des véhicules ; en 2050, les véhicules auront disparus !  Nous devons imaginer le futur ! Un monde qui s’éteint est différent d’un monde qui se créé. Il faut être conscient que tout ne reviendra pas comme avant ! Donc, c’est une réelle opportunité. Nous vivons une grande période de « mutation », comme au moment de la Renaissance… Nous devons réaliser un autre monde ! »

Liste des participants de la table ronde :

  • Animée par Laurent Meillaud, Journaliste spécialiste de la voiture du futur et des nouvelles technologies
  • Jean Léonetti, Député Maire d’Antibes, Président de la CASA, Ministre des Affaires Européennes
  • Eric Ponthieu, Chef de l’unité des Transports et de l’énergie du comité européen économique et social
  • Thierry Chanard, Urbaniste suisse
  • Michel Parent, Chercheur à l’INRIA de Paris
  • Georges Gallais, Spécialiste des nouvelles technologies de la mobilité, fondateur de VuLog
  • Frédéric Fourquin, Président du club des dirigeants de Sophia Antipolis, Directeur de Galderma R&D
  • Christian Berkesse, Maire et Vice-président en charge des déplacements et des transports de la CASA

Une projection du film (20 min), de J-Baptiste Mathieu : « Et si nos villes avaient des ailes ? » à laquelle ont assisté les décideurs du territoires (élus, dirigeants, associations … Dans les associations, étaient présents des représentants de : Avarap06, Conseil de Développement de la Casa, Jeune Chambre Economique d’Antibes Sophia Antipolis, Travisa…)

Et si nos villes avaient des ailes: Un artiste invente notre futur (1) (6 min09)

Dessin de Luc Schuiten (Artiste visionnaire bruxellois)

Et si nos villes avaient des ailes: Un urbaniste inspiré (2) (4 min36)

Autre lien : Et si nos villes avaient des ailes: Plus besoin de conduire (6) (8 min48)

Déjà en 2004, une expérimentation avait été menée à Antibes, avec le CyberMove, où le véhicule se déplaçait tout seul, sans conducteur. Presse : « En route vers la voiture du futur ». Rapport d’expérimentation

En sept. 2007, un autre colloque : « Comment se déplacer demain ? » Un franc succès !

Eric Ponthieu : avec CyberMove en 2003, 201 millions d’€uros. La prochaine étape est en 2012, avec 5 villes européennes et des tests en terrain et temps réels.

Les nouveaux modes de transport donnent une nouvelle  dimension pour se déplacer (mieux que les autos actuelles). L’Europe n’a pas de compétences en gestion de modalité urbaine, mais elle peut financer les recherches. Un réel potentiel d’innovation et de création.

 

Georges Gallais : VuLog est né via CyberCar. On peut prouver que ces projets sont durables et créateurs d’emploi

 

Claude Laurgeau remplace Michel Parent (abs) : a écrit en 2010 :« Le siècle de la voiture intelligente » 

(Spécialiste de la robotique, ex prof à l’Ecoles des Mines)

Il y aura une révolution dans les transports d’ici 20 à 30 ans. Maintenant, l’industrie du transport représente 10 à 15% des emplois et du PIB ; c’est énorme !

Comparaison : en 1911, époque des chevaux, des carrosses, des crottins, des maréchaux ferrants. En 30 ans, tout à disparu ! 100 ans après, on est en train de vivre la même chose (qu’en 1911) => Nous vivons l’institut de la Mobilité (constructeurs, e-véhicules, automatisation des véhicules…)

=> Création de la nouvelle mobilité, c’est optimiser l’existant. Il faut que nous changions l’urbanisme, le paradigme = c’est à dire, que nous devons « remplir » les autos, avec le covoiturage ; ou bien utiliser l’auto différemment et à plein temps, avec l’auto-partage => Ce sont les 2 clefs !

 

Jean Léonetti : nous sommes en  état de crise, de rigueur et une relance doit s’imposer. C’est à dire que nous devons être capables de freiner et d’accélérer en même temps !

  • Il faut cibler l’utile (subventions : universités, recherches, Galiléo …)
  • Créer une croissance, de la compétitivité, des emplois
  • Recherche : augmentation de l’espoir tue la crise
  • Maintenant, nous devons imaginer le monde de l’Europe d’après (pour tuer la spéculation actuelle)

Thierry Chanard : CityNet Mobil / CityMobil ; les CyberCars qui tournent à Rome/ Heathrow / Castellon (en zone limitée).
  • CityMobil 2 : ce sont les NTIC en terrain réel (déc. 2011 – fin 2012).
  • Transformer la contrainte en opportunité – Le robot conduit mieux que l’humain !

 

Frédéric Fourquin : avec MHC Conseil, le Club des Dirigeants de Sophia a lancé une étude (PDIE Sophia Mobil’), où 82% des salariés de la technopole se déplacent seuls (en comptant les personnes amenant leurs enfants à l’école), dans leur voiture, comme partout ailleurs en France. Ces salariés seraient prêts à changer leurs modes, mais à quels prix ?

  •  Il manque des informations sur les Transports en Commun (à venir, écrans d’infos en entreprise)
  • Le prix du carburant augmente => les gens font du covoiturage
  • Le projet du Bus tram (BHNS-TCSP) en 2016, il faudra trouver un autre moyen de transport pour se déplacer à Sophia, des navettes, afin de desservir les 1 600 entreprises et les 30 000 salariés de la technopole

 

Christian Berkesse : reconnaît qu’il y a des soucis dans les transports en commun. Envibus grâce au BHNS va évoluer ; la CASA  est candidate pour tester des véhicules automatiques

 

Eric Ponthieu : de nouvelles fonctions dans les études de comportement

  • Acceptation + Adhésion / Enthousiasme des citoyens au changement
  • Utiliser tous les moyens
  • Faire participer les citoyens à Bruxelles + localement créer des conférences, des tables rondes…

 

Georges Gallais (Auto-Bleues Nice) : déjà 2 000 personnes adeptes aux auto-partages en France !

  • Les gens sont ravis d’utiliser ces nouveaux modes

 

Thierry Chanard : par rapport à Cristal : on verrait bien circuler ces véhicules sur la CASA, en complément du BHNS sur Sophia. Pourquoi Sophia ? Car c’est un site bien différents des autres. Une sorte « d’archipel » avec des îlots.

  • L’idée serait d’utiliser Cristal en libre service en heures creuses et en Transport en Commune aux heures de pointes (Cristal peut contenir 13 personnes debout ou 6 assises, par navette)
  • Des grandes entreprises (comme Amadeus) pourraient avoir des besoins spécifiques
  • Ou bien, des navettes comme transport à la demande …

 

Claude Laurgeau : 130 km/h en véhicule automatique, testé en 2001 !

  • Il faut se lancer des défis pour avancer ! Se lancer des nouveaux progrès scientifiques !
  • Apprendre aux robots à faire les choses.


Georges Gallais : on peut dialoguer avec la machine via un Smartphone. C’est un objet « magique » avec lequel on a accès à tout !

  • Usages
  • Besoin d’expérimentation, des testeurs
  • Affiner la technologie en fonction du besoin

 

Frédéric Fourquin : Sophia Antipolis est un gros « îlot » : comme un centre d’expérimentation

  • Il faut communiquer pour partager (« mesurer pour progresser »)

 

——————Fin de la table ronde —————Place aux questions/réponses ——

La suite avec CityMobil 2 : 10 villes inscrites (voir listing début du document)

  •  C’est une compétition sur 18 mois, la ville doit faire acte de candidature (ex avec la Casa) ; différentes candidatures
  • Evolution
  • Testé avec des expérimentateurs / démonstrateurs
  • 55 navettes Cristal prévues en 2016 ? Dont 5 opérationnelles, afin de les mettre en service réellement
  • Apprendre, légaliser, homologuer aux normes européennes

 

———————————-Conclusion de Jean Léonetti——————–

  •  On nous demande toujours quand ? Quand cela sera possible ?  Avant on répondait : « peut-être… »
  • Maintenant on peut répondre : « Un jour c’est sûr ! »
  • Le vieil Antibes a plus de 2 600 ans : la ville s’essouffle et c’est une erreur que d’y faire passer nos automobiles actuelles.
  • Nous devons innover. Les villes de demain seront meilleures que les villes de maintenant !
  • Sophia Antipolis n’a que 40 ans !
  • Alphonse Allais disait : « Il faut construire la ville à la campagne »…

 

 Info presse :

—Une photo de la table ronde et d’autres du 29/10/2011, place De Gaulle Antibes, expérimentation —

Un bus-tram pour relier le XIXe et la Seine-Saint-Denis

Voilà de quoi apporter de l’eau au moulin des bus à haut  niveau de service (BNHS) 😉 … Laurence
Mis à jour 11-09-2011 12:10
tzen

Le TZen 1, mis en service en juillet dernier entre Lieusaint (Seine-et-Marne) et Corbeil (Essonne). Photo : VM/Metro

La concertation sur le TZen 3 débute ce lundi à la mairie du XIXe. Il circulera en 2015 de la porte de Pantin à Pavillons-sous-Bois, un axe très densément peuplé.

Ni bus ni tram, mais les deux. Le TZen, moyen de transports en site propre « à haut niveau de service », poursuit sa conquête discrète de l’Ile-de-France. Après l’ouverture de la ligne du TZen 1 (de Lieusaint en Seine-et-Marne à Corbeil, dans l’Essonne) le 4 juillet dernier, et en attendant l’enquête publique sur le TZen 2 (de Sénart à Melun, en Seine-et-Marne) début 2012, les habitants du XIXe sont invités à se prononcer sur la ligne qui les concerne directement. Le TZen 3, qui roulera de la porte de Pantin ou de la station Jules Ladoumègue (XIXe arrondissement), selon le choix retenu, à Pavillons-sous-Bois (gare de Gargan, Seine-Saint-Denis) à partir de 2015, est présenté à la mairie du XIXe, du lundi 12 septembre au 8 octobre, à travers une exposition et un registre pour y déposer son avis.

Dix kilomètres en 30 minutes

La ligne, qui doit accueillir chaque jour 30000 voyageurs, soit une zone de 76000 habitants et de 32000 emplois, desservira au passage Bobigny-La Folie (axe de la future Tangentielle Nord, et ligne 5 du métro), le pont de Bondy (axe du T1) et la gare de Gargan (axe du T4), le long de la RN3. Côté parisien, il sera connecté au T3, dont le prolongement entre la porte d’Ivry et la porte de la Chapelle doit être achevé en 2012. Le temps de trajet total devrait être d’une demi-heure pour un parcours de dix kilomètres.

Aussi régulier, moins cher qu’un tram

Le projet, qui coûtera près de 180 millions d’euros en infrastructures et entre 8 et 11 millions d’euros en matériel roulant, doit permettre une desserte fine et rapide de ce territoire dense. Aussi régulier qu’un tramway mais dispensé de rails, le TZen est présenté par son promoteur, le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) comme deux à trois fois moins cher qu’une ligne de tramway selon le projet. Seul hic : il transporte moins de passagers.

D’autres projets sont à l’étude : le TZen 4 (Grigny-Corbeil, dans l’Essonne) et le TZen 5 (Bibliothèque François-Mitterrand-Les Ardoines, dans le Val-de-Marne).

A noter également : une réunion publique sur l’arrivée du tramway T3 dans le XXe arrondissement est organisée lundi 12 septembre à 19 heures, à la mairie du XXe (6, place Gambetta).

Source : MetroFrance

Bus-tram pour Sophia : la concertation commence

Antibois, Biotois, Valbonnais et Vallauriens sont appelés à se prononcer sur le projet du futur bus à haut niveau de service, qui ne roulera pas avant 2016.

C’est la phase 1 du projet, le véritable lancement de la procédure qui doit aboutir au déploiement des futurs bus-tram en 2016 pour relier Antibes et Sophia. Car la concertation, qui est ouverte depuis le 2 mai et jusqu’au 10 juin (lire par ailleurs), dans un cadre fixé par la loi, doit déployer un dispositif important pour recueillir l’avis du public avant de terminer les études. C’est sur la base de cette concertation, lors de laquelle les cadres de la communauté d’agglomération porteront la bonne parole sur le projet de la Casa pour la réalisation d’un transport en commun en site propre, que sera lancée l’enquête publique.

« On ne rentrera pas dans le niveau de détail du mètre linéaire ou des élargissements de voie », prévenait hier le patron de la communauté d’agglomération, Jean Leonetti, lors de la conférence de presse annonçant l’ouverture de cette phase concertation publique.

Capacité de 120 voyageurs

Il s’agira en fait d’abord de rappeler le tracé retenu, de redire pourquoi les autres hypothèses ont été écartées (les passages par l’avenue Rochat, les Hauts de Saint-Claude, etc.) Il s’agira, également, de défendre l’image d’un objet encore mal identifié : le bus-tramway qui, s’il est un peu des deux à la fois, n’est par conséquent ni l’un ni l’autre. En réalité, c’est un Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) : d’une capacité de 120 voyageurs, il roulera plus tôt le matin et plus tard le soir avec une fréquence améliorée (de l’ordre d’un passage toutes les 10 minutes).

Et pas seulement pour les actifs de Sophia Antipolis. « On peut optimiser l’utilisation du BHNS, se réjouissait pour sa part Marc Daunis, le sénateur-maire de Valbonne. Son tracé desservira autant la technopole aux heures de bureaux, que le secteur de Carrefour le samedi ».

Gaz, gasoil, électricité ?

Le double objectif répond aux mêmes contraintes que dans d’autres agglomérations en France. « Réduire la circulation et le gaz à effet de serre tout en allégeant le budget transports qui pèse pour beaucoup de ménages », résume le vice-président de la Casa chargé des transports, par ailleurs maire de La Colle-sur-Loup, Christian Berkesse. Ce qui ne signifie pas nécessairement que le bus-tram roulera propre. Le choix de son carburant n’a en effet pas encore été arrêté. Mais l’horizon relativement lointain du projet (2016) laisse entrevoir à Jean Leonetti « des possibilités. La technologie, électrique par exemple, ne sera pas du tout la même qu’aujourd’hui ».

Le tracé, lui, est défini. Tout comme l’emplacement de bon nombre des parkings-relais. À la Croix-Rouge, à Garbejaïre, à la salle de spectacle en cours de création avenue Jules-Grec, au Campus Stic qui doit ouvrir ses portes à la rentrée 2012, mais aussi au sein de la future ZAC des Clausonnes.

Où s’arrêtera le bus ? Les réponses recueillies lors de la concertation préalable devraient donner quelques indications aux décideurs. Notamment sur Sophia, dont la configuration et le mitage amèneront à des réflexions spécifiques. Marc Daunis imagine déjà des « parcs de vélos électriques, et des solutions qui seront étudiées au sein des entreprises ».

Début des travaux en 2013

Vélos électriques que l’on retrouvera sans doute aussi sur le futur pôle multimodal, du côté de la gare SNCF. La première pierre de ce projet, déjà largement exposé dans ces colonnes, pourrait être déposée d’ici la fin de l’année. En même temps que l’enquête publique.

Enquête qui ne devrait pas soulever de tollé, avancent sereinement les responsables de la Casa, une seule maison devant être expropriée à hauteur de Carrefour – le reste du tracé ne concernant que des terrains. Si rien ne vient bouleverser le calendrier prévu par l’agglomération, les travaux pourraient démarrer en 2013. Pour une mise en service fin 2016. Un budget de plus de 100 millions sera consacré à ce vaste chantier, soutenu par l’État (7 millions d’euros) et les conseils général et régional (10 millions chacun).

agiesbert@nicematin.fr
Aurélien Giesbert  Nice-Matin  
Lien

Un Bus-Tram pour relier Antibes à Sophia !

Publié le ven, 2011-04-29 10:27 par Jean-Pierre Largillet – Vu 174 fois

Un bus-tram pour relier Antibes à Sophia à l’horizon 2016 : c’est le projet qui sera présenté lundi matin par Jean Leonetti, président de la CASA. Destiné à changer en profondeur l’organisation des déplacements, ce nouveau dispositif, dont une partie fonctionnera en site propre, assurera une desserte de proximité régulière entre le centre d’Antibes et la gare routière de Sophia Antipolis.

Le projet d’un TCSP, un Transport en commun en site propre pour relier Antibes et Sophia avance et se précise. Pour faire face à l’évolution prévisible des besoins en déplacement, la communauté d’agglomération Sophia Antipolis (CASA) lance en effet son projet de bus-tram, dont la mise en service est prévue à l’horizon 2016. Destiné à changer en profondeur l’organisation des déplacements et à répondre aux défis du développement durable, ce nouveau dispositif assurera une desserte de proximité régulière entre le centre-ville d’Antibes et la gare routière de Valbonne Sophia Antipolis.

Le service sera assuré par un véhicule routier moderne et à grande capacité. Un projet qui sera présenté par Jean Leonetti, député-maire d’Antibes et président de la CASA, lundi 2/05/2011 à 11h30 à la maison des Association à Antibes, tandis que s’ouvre une période de concertation publique.

Le projet du bus-tram

Dans les parties les plus denses et congestionnées de l’itinéraire, un site propre sera aménagé. Il comprendra un tronc commun de la gare SNCF jusqu’au quartier des Trois Moulins puis deux branches, l’une vers le nord, vers le quartier Saint-Philippe à Biot et l’autre vers l’ouest, en direction de la future zone économique des Clausonnes à Valbonne. Au-delà, des aménagements ponctuels seront éventuellement nécessaires.

Cette première étape pourra ensuite évoluer selon les besoins du territoire et l’avancement des projets d’aménagement. Le projet comprend plusieurs opérations qui se dérouleront selon leur rythme et leur procédure propre. La première est l’aménagement du pôle d’échanges de la gare ferroviaire d’Antibes dont l’enquête publique vient de s’achever et pour lequel les travaux commenceront avant la fin de l’année 2011 avec une mise en service à l’horizon 2013.

La concertation s’élargit à l’ensemble du public

Depuis le début de l’année 2011, la communauté d’agglomération Sophia Antipolis organise une concertation autour de ce projet de bus-tram. Elle a rencontré ses partenaires institutionnels, le Département, les services de l’état, les communes, les comités de développement et des conseils de quartier. Elle élargit maintenant la consultation à l’ensemble du public, à tous les acteurs locaux impliqués dans le développement durable du territoire.

Durant la période du 2 mai au 10 juin 2011, la concertation prendra plusieurs formes : des réunions publiques, une mise à disposition de registres de recueil des avis et une exposition, un formulaire sur le site Internet http://www.pdu-casa.fr/

Ce projet représente un budget de 100 millions d’euros. Le financement est assuré pour une part par la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis, en tant qu’autorité organisatrice des transports urbains, et notamment par les ressources affectées du Versement Transport. Une subvention de l’État est apportée dans le cadre du Grenelle de l’environnement. La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Département des Alpes-Maritimes contribuent pour leur part.

Un bus-tram toutes les 6 mn en heure de pointe

Le bus-tram permet à chacun de se déplacer dans les meilleures conditions de confort. Desservant directement les équipements publics importants (stades nautiques, salle de spectacles, médiathèque, lycées, collèges, future salle des sports, campus STIC, IUT) et des zones économiques majeures (centre d’Antibes, les Terriers, les Clausonnes), il faudra moins de 30 minutes pour aller du centre d’Antibes à la gare routière de Valbonne, et cela de 6h du matin à minuit !

Accessibilité pour tous, fini les attentes : c’est ce qui est promis. Le véhicule n’est pas encore choisi, mais il se dessine comme un tramway sur pneu avec 3 portes largement ouvertes, un plancher bas directement au niveau du quai, un accès à bord rapide et simple pour tous. Avec un bus-tram toutes les 6 minutes à l’heure de pointe, les attentes et les arrivées incertaines aux arrêts ne devraient plus poser problème. Le bus-tram permet également de repenser l’organisation de l’espace public, de modifier le partage entre les divers usagers, d’améliorer les cheminements piétonniers et cyclistes.

Lien