Que se passe-t-il dans la tête des automobilistes ?

07/04/2011

Les conducteurs français sont en train de donner raison à ceux qui, comme l’association Prévention routière, pensent que les comportements au volant sont en plein « relâchement ». Une dérive consécutive au récent assouplissement du régime du permis à points et aux excès verbaux qui l’ont précédé à l’occasion des débats parlementaires préalables au vote de la loi Loppsi 2.

Le septième baromètre d’AXA Prévention sur le comportement des Français au volant publié aujourd’hui semble en tout cas le confirmer. Il révèle, entre autres, que nos compatriotes conducteurs reconnaissent moins le caractère dangereux des infractions. Et ce, surtout en ville où ils en commettent le plus.

Par exemple, deux sur trois d’entre eux ne s’arrêtent pas au feu orange contrairement à ce que prescrit le code. Et ils ne sont plus que 55% à juger cette pratique dangereuse contre 63% en 2004. Également, près d’un sur deux (49%) circule à plus de 65 km/h en ville même si 69% en reconnaît le risque. Quant au clignotant, 54% dépassent ou changent de direction en le « zappant » régulièrement.

L’automobiliste hexagonal semble doté d’une résistance hors du commun. Un sur trois néglige la fatigue et n’hésite pas à conduire 4 à 5 heurs d’affilée sans s’arrêter ! Inquiétant constat : ce comportement a progressé de 10 points – de 23 à 33% – entre 2004 et 2011.

Quant à l’attention indispensable à la sécurité, elle se voit de plus en plus sollicitée par le téléphone mobile : un conducteur sur trois téléphone en conduisant et un sur six n’hésite pas à envoyer ou consulter des SMS. Encore n’est-ce qu’une moyenne. Le texto au volant est ainsi beaucoup plus répandu chez les jeunes : 34  des 25-34 ans s’y adonnent et 39% des moins de 25 ans. Sans compter les nouvelles fonctionnalités des smartphones dont le GPS que déjà 10% des conducteurs avouent consulter.

Découvrir le baromètre

Sources : Prévention Routière – Patrick de la Sablière / Circuler autrement