God save the Green!

Du 17/06/2011, source Mobilité Durable
Après des remontrances de l’Union Européenne, le Royaume-Uni accélère ses projets de lutte anti-CO2.Le buzz de la semaine

Il y a quelques semaines, l’Union Européenne avait mis en garde le Royaume-Uni : si des mesures de lutte contre le CO2 n’étaient pas prises très rapidement alors des sanctions pouvaient être encourues (Vu sur le web du 14 avril 2011). Le vélo semble être une première esquisse dans la lutte anti-CO2.

 

La société Hertz, connue pour son service de location de véhicules, propose également des vélos électriques. The Green Car Website précise que pour le moment, seul 12 vélos sont disponibles. Pour 12 livres (13,65 euros) par jour, le client se voit proposer une formation, un antivol, un casque et un guide de promenade dans la métropole britannique. Pour Michel Taride, président international d’Hertz, ces vélos électriques répondent au besoin de mode d’un transport qui soit à la fois rapide, vert et économique.

 

Cette actualité favorable a permis à l’usine Brompton Bicycle d’être mise en lumière grâce à Boris Johnson. En effet, le maire a tenu à rendre visite au centre de production afin de souligner le savoir-faire londonien dans la production de vélos pliablesBike Europe a immortalisé cette visite par un cliché de la balade cycliste du maire et du directeur général, Will Butler-Adams.

 

Cependant, ce qui a surtout retenu l’attention des médias, c’est le petit différend qui oppose Boris Johnson et Barack Obama. A l’origine du conflit, un non-paiement du péage urbain pourtant instauré depuis 2003. Caradisiac rapporte que le maire réclame plus de 6 millions de dollars tandis que l’administration américaine refuse de payer en rappelant la Convention de Vienne sur les relations consulaires, qui interdit de soumettre à l’impôt toute mission diplomatique depuis 1960. Affaire à suivre…

Avec Google, l’environnement a de la chance !

Depuis le 08 juin 2011, Google propose un nouveau service disponible à la fois sur ordinateur et smartphones. Il s’agit de Google Live Transit, une extension de Google Maps, qui permet d’informer en temps réel des conditions de circulation des transports en commun (vidéo de présentation). Néanmoins, eweek précise que l’outil n’est disponible que pour quatre villes américaines (Boston, Portland, San Diego et San Francisco) et deux villes européennes dont Madrid (Espagne) et Turin (Italie).

 

En parallèle, Google poursuit ses investissements dans le transport écologique. Sur son blog, la firme internationale parle de l’évolution de son système Gfleet, une flotte automobile hybride mise à disposition des salariés. Dans les prochains jours, les salariés pourront profiter de 30 nouveaux véhicules « plug-in », de 71 nouvelles bornes de recharge et de 2 chargeurs rapides. Google atteindra ainsi le seuil de 200 chargeurs, et ambitionne de franchir rapidement le cap des 250 bornes.

L’Union Européenne encadre les pays membres sur l’éco-mobilité

A la fin du mois d’octobre 2011, Bruxelles accueillera le premier congrès européen sur les véhicules électriques (EEVC). Selon autobloggreen, l’objectif de cette rencontre est de faciliter la discussion entre différents acteurs dont les industries, les organisations non-gouvernementales (ONG), les services publics et les constructeurs automobiles (BYD Auto, Nissan, Renault, Audi, Tesla, Toyota, Mitsubishi, Volkswagen et Daimler).

Frédéric Vergels, organisateur de l’évènement et secrétaire général de l’AVERE (Association pour le développement du véhicule électrique)  souhaiterait aboutir à des feuilles de route afin de favoriser le développement de la mobilité électrique à l’échelle européenne.

 

En 2008, la Commission européenne avait lancé « European Green Cars Iniative« , un projet de recherche sur les véhicules électriques qui réunissait les acteurs cités précédemment. CleanTech Republic souligne qu’en deux ans, cette institution européenne a financé 51 projets pour un coût total de 250 millions d’euros.

L’objectif de Frédéric Sgarbi (responsable de « European Green Cars Iniative » et chef du secteur « véhicules routiers innovants » au sein de la Commission Européenne) est d‘aboutir à la mise-en-place du système Better Place afin de développer et surtout standardiser les infrastructures de recharge électrique.

 

En attendant, le Parlement européen vient de voter à la majorité l’institution d’une eurovignette.  Il s’agit d’une taxe sur la pollution sonore et atmosphérique pour tous les  véhicules de plus 3,5 tonnes. Cependant, les poids lourds qui répondront aux normes écologiques fixées par l’Union Européenne seront exemptés. La France a annoncé qu’elle appliquerait cette nouvelle mesure à partir de 2013. Le Figaro précise que 15% des sommes récoltées serviront à l’amélioration des réseaux de transport européens.