Les français et le vélo : en progression

Qui l’eu cru ? A l’heure où les nouvelles technologies, le vouloir aller toujours plus vite, ont la belle part du gâteau … Le vélo revient sur le devant de la scène !

Ci-dessous, un article du 23.01.2013 de Nathalie Arensonas via Mobilicité.com, laquelle nous livre les détails de cette évolution ; suite à la dernière enquête nationale des français et de l’usage du vélo (voir au bas du billet), menée par le Club des Villes et Territoires Cyclables.

 

Enquête vélo – Les Français ne perdent pas les pédales

Une récente étude du Club des villes et territoires cyclables montre qu’il ne s’est jamais vendu autant de vélos en France (trois millions en 2012), que l’usage de la petite reine ne cesse de se développer, et que dans les grandes villes, près de 11% des actifs vont travailler à vélo quotidiennement.

En 2012, les Français ont acheté plus de vélos que de voitures neuves (1). Avec 3,3 millions de cycles vendus en 2012 (et 400 000 volés !), le pays est dans le peloton de tête des Européens pour la pratique du vélo : sport, loisir ou pour aller travailler. Ce n’est donc plus seulement un sport ou une promenade dominicale, c’est aussi un mode de déplacement.Difficile toutefois de connaître exactement quelle part les deux-roues non motorisées représentent dans les déplacements domicile-travail en France, mais selon le Club des villes et territoires cyclables (environ 200 collectivités locales adhérentes), qui présentait le 22 janvier 2013 les résultats d’une étude Sofres sur la pratique du vélo (2),  5,3% des actifs utilisent un vélo pour se rendre sur leur lieu de travail au-moins quelques jours par semaine. Et 14,4% prennent les transports publics.On est encore loin de Copenhague au Danemark avec 38% de déplacements réalisés en vélo, mais la pratique se développe en France, sans doute à la faveur des systèmes en libre-service (VLS) qui se déploient dans les villes françaises. Velo’v à Lyon suivi de Velib’ à Paris ont essaimé dans de nombreuses agglomérations de l’Hexagone, et les VLS sont même souvent inclus dans les appels d’offres pour les marchés de transport public.Toujours selon l’étude Sofres, ce sont les habitants des villes centres des agglomérations qui utilisent le plus la petite reine pour les trajets domicile-travail : 10,6% tous les jours ou presque (c’est le cas à Bordeaux, en photo) contre 6% dans les autres villes, et 1,4% en milieu rural.
En Ile-de-France, l’usage du vélo sur le trajet domicile-travail a doublé en dix ans pour atteindre 250 000 déplacements par jour, selon les chiffres du Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif).
Quelle suite pour le Plan national vélo ?

Pour inciter les Français à monter en selle plutôt que de prendre le volant pour aller au travail, une mesure d’un Plan national vélo présentée sous la mandature de Nicolas Sarkozy envisageait une indemnité kilométrique de 0,20 euro du kilomètre (exonérée de cotisations sociales) payable par les entreprises à leurs salariés cyclistes. Sur le modèle de la Belgique où la mesure existe depuis 1999, et sur celui du remboursement par les entreprises françaises de la moitié de l’abonnement de transport en commun, depuis 2009.
Dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2013, un amendement en ce sens avait été adopté au Sénat, mais il n’a finalement pas été voté par le Parlement. Deux autres amendements non adoptés proposaient que les employeurs bénéficient d’une réduction de cotisations sociales « égale aux frais générés par la mise à disposition gratuite à leurs salariés, pour leurs déplacements entre leur domicile et le lieu de travail, d’une flotte de vélos dans la limite de 25% du prix d’achat » de cette flotte.
« L’actuel gouvernement réétudie tout cela, une hiérarchisation des mesures est en cours« , a indiqué Dominique Lebrun, coordonnateur interministériel pour le développement de l’usage du vélo, lors du point presse du Club des villes cyclables. Dans le troisième appel à projets de transport collectifs en site propre (TCSP) annoncé le 11 janvier 2013 par Frédéric Cuvillier, le vélo aura sa place, a indiqué le ministre des Transports.
Et comme le vélo, c’est bon pour la santé, le ministère de Marysol Touraine se penche aussi sur le sujet, a poursuivi le discret coordonnateur interministériel. 

Nathalie Arensonas
(1) 2,5 voitures neuves (toutes marques confondues), se sont écoulées en 2012 selon le Comité des constructeurs français d’automobiles.

(2) Étude réalisée en automne 2011 par MTI Conseil et la Sofres à la demande du Club des villes et territoires cyclables et de la Coordination interministérielle pour le développement de l’usage du vélo (ministère de l’Ecologie) sur un échantillon de 3 945 individus représentatifs de la population française de 15 ans et +.

 

Enquête Vélo 23.01.2013_Club des Villes & Territoires Cyclables : Le vélo et les français en 2012

 

Enquêtes Ménages et Déplacements : du nouveau ?

En ce début d’année, des nouvelles envies d’y voir plus clair ? Des envies d’avancer, d’évoluer ; peut-être avec cette nouvelle façon d’enquêter ? A suivre en détail via le site des Transports du Futur, du célèbre ingénieur transport et mobilité de l’Ademe : Gabriel Plassat !

Source : Les Transports du Futur du 14.02.2012 (ah, une info pourtant qui date de presqu’un an !…Mais où en est-on depuis ?…) –  Lisez déjà ceci :

Les Enquêtes Ménages Déplacements devront évoluer, et nous ferons (beaucoup) mieux …

Jusqu’à présent, ces enquêtes ménages déplacements nous ont permis de connaître les mobilités des citoyens aux niveaux local et national, ou plutôt d’essayer de les connaître en les approchant par des méthodes statistiques. Ce besoin de comprendre le « tout » à partir de la somme des individus est essentielle, nous y reviendrons. Utilisant notamment des questionnaires et des échanges téléphoniques, elles ont progressivement construit une base de connaissance, identifier les paramètres influents sur nos choix modaux par exemple. Trois évolutions vont conduire à leur disparition dans leur état actuel. Non pas qu’elles soient inutiles, bien au contraire nous avons besoin de mieux,beaucoup mieux, comprendre, connaître les mobilités réellement pratiquées sur nos tous nos territoires, mais nous pouvons aujourd’hui faire mieux, beaucoup mieux.

Les trois conditions, aujourd’hui rassemblées, sont :

 

  • Une explosion des typologies de mobilités. Entre la segmentation historique voiture individuelle possédée / transports publics collectifs d’une part et la segmentation des ménages d’autre part, les combinaisons de configurations se multiplient à un rythme inédit. Une même personne ne va avoir les mêmes pratiques d’une semaine sur l’autre, voire même d’un jour sur l’autre. La « contextualisation » est essentielle à intégrer pour expliquer/comprendre donc prévoir, mais elle devient de plus en plus large et multicritères. Ce paradoxe ne peut pas être résolu par une approche classique,
  • De « nouveaux » outils numériques sont maintenant disponibles, largement diffusés et surtout de plus en plus utilisés. Ces assistants numériques, largement abordés dans plusieurs articles, apportent d’une part à leur utilisateur des connaissances contextualisées au bon moment, et d’autre part, il remonte des informations des usages (la façon dont les citoyens utilisent et choisissent) soit à l’opérateur Telecom, soit à Google, et demain pourquoi pas demain à la collectivité. Ce double flux est actuellement peu utilisé dans le sens individu vers le collectif dans l’objectif de créer des représentations du collectif. Plus ces représentations seront « performantes », compréhensibles, plus elles permettront aux individus de mieux décider car elles matérialiseront les boucles rétro-actives qui aujourd’hui n’existent pas. Ces outils numériques sont capables en intégrant de nombreux capteurs de qualifier/quantifier le contexte, de tracer les déplacements, de gérer des grandes masses de données et de les transmettre,
  • Des contraintes budgétaires inédites également à tous les niveaux de gouvernance. Ceci rend indispensable le besoin d’expérimenter de nouvelles voies qui pourraient: améliorer le « rendement financier » de production des connaissances, apporter de nouvelles représentations individuelles et collectives.

Ces conditions vont rapidement conduire à pouvoir expérimenter à grande échelle comment nous pouvons exploiter les outils numériques nomades pour produire de nouvelles données, qui deviendront nouvelles connaissances, pour alimenter de nouveaux outils de représentations des mobilités. Ainsi, pour un élu, la représentation cartographique des flux pourrait être complétée par des indicateurs comme la dépendance à l’automobile ou un indice de précarité énergétique (voir l’exemple aux USA, http://htaindex.cnt.org/) en lien notamment avec le PCET (Plan Climat Energie du Territoire), pour aider et guider le choix des décideurs. Les boucles rétroactives seront visibles puisque les mesures, une fois mise en oeuvre, auront des conséquences visibles et quantifiées par les mêmes outils. Pour un ménage, il pourrait être informé des coûts combinés transports et éventuellement habitat sur le territoire aujourd’hui et dans le futur. Pour un industriel développant des solutions de mobilité, les données pourront lui permettre de concevoir ou adapter son offre pour mieux répondre à des besoins non couverts.

En France, un projet récent porté par l’IAU IdF démontre la possibilité pour mettre en œuvre ce changement et identifie les principaux verrous. Dans le monde, l’état de l’art confirme également l’intérêt de cette voie (MIT sur les déchetsvélo au Texas, Sidney), l’Angleterre envisage de réaliser toutes ces EMD avec des outils numériques. Des projets de co-création avec les usagers des connaissances ont déjà été lancés, comme cet exemple concernant le vélo dans le cadre du projet européen Civitas : les voies utilisées, la cyclabilité, les zones dangereuses.

En résumé, le contexte économique et technologique (provenant notamment du monde numérique) peut nous  permettre de beaucoup mieux comprendre les mobilités réelles, les usages et les changements de pratiques en considérant de nombreux contextes. La création et la mise à disposition des représentations orientées en fonction des utilisateurs (décideur, citoyen, entreprise) pourront permettre de mieux choisir les meilleurs investissements, les meilleures décisions.

(petit souci ponctuel de lien, désolée : http://transportsdufutur.typepad.fr/blog/2012/12/les-enqu%C3%AAtes-m%C3%A9nages-d%C3%A9placements-vont-dispara%C3%AEtre-mais-nous-ferons-beaucoup-mieux-.html)

La France dépense 5,5 Milliards d’€uros / an dans les embouteillages !

… et vous trouvez ça normal ? Un bien triste constat réalisé par un cabinet britannique (Centre for Economics and Business Research – Cebr), pour les dépenses européennes dans ce domaine. Outre le prix du carburant dépensé pour rien, il en est des heures perdues de non présence au travail. Cela dépend des régions de France : à Clermont-Ferrand, on ne perd  «que» 21h par an dans les embouteillages, alors à qu’à Paris, cela serait plus du double, soit 51h ! En détail, dans ces deux articles… Laurence

Source : MidiLibre.fr, du 10 déc-2012

Les embouteillages coûtent 5,55 milliards d’€uros par an à la France

Le rond-point Ernest-Granier, à Montpellier, est l’un des points noirs aux heures de pointe. (Archives Jean-Michel Mart)

Les embouteillages coûtent 5,55 milliards d’euros par an à la France, soit 623 € par foyer se déplaçant en voiture, notamment en heures de travail perdues et en surconsommation de carburant, selon une étude comparative entre la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Montpellier, selon une autre étude, est la 6e ville la plus embouteillée de France. 

Les coûts directs liés aux embouteillages (carburant et temps de travail) s’élèvent à 3,88 milliards d’euros chaque année en France, contre 3,62 milliards au Royaume-Uni et 5,64 en Allemagne, selon l’étude réalisée par le cabinet britannique Centre for Economics and Business Research (Cebr).

A cela s’ajoutent des coûts indirects liés à la hausse des prix de fourniture de produits et de services pratiqués par les entreprises et occasionnée par les encombrements routiers. Ces coûts sont évalués à 1,67 milliard d’euros chaque année en France (147 € par foyer), 1,32 milliard au Royaume-Uni et 2,18 milliards en Allemagne, précise l’étude réalisée pour le compte d’Inrix, une société d’info-trafic américaine.

Paris concentre 40 % des bouchons en France

En France, Paris concentre à elle seule 40 % des bouchons et les conducteurs passent chaque année 57,8 heures bloqués dans les encombrements de la capitale, contre 45 heures à Lyon, 36,7 heures à Strasbourg et 21,8 heures à Clermont-Ferrand.  Selon une information publiée sur le site largus.fr, Montpellier est la 6e ville la plus embouteillée de France. Rester immobilisé dans les bouchons parisiens coûte 11,7 € de l’heure contre une moyenne nationale de 9,5 €. Enfin, les coûts annuels pour les foyers se rendant au travail en voiture sont plus élevés à Paris que dans le reste de la France, se montant à environ 934 € chaque année (coûts directs et indirects additionnés).

La méthodologie utilisée

Parmi les critères utilisés pour son enquête, le Cebr s’est servi des données Inrix relatives à la congestion du trafic durant les heures de pointes dans 18, 13 et 15 zones urbaines importantes au Royaume-Uni, en France et en Allemagne, afin de calculer la quantité moyenne annuelle d’heures perdues par véhicule. Les coûts liés à la consommation de carburant ont été calculés sur la base des prix moyens du carburant.

 

2ème article, source L’Expansion.com avec AFP – publié le 10/12/2012

Les embouteillages coûtent 5,5 milliards d’€uros par an à la France

Ce qui représente en moyenne 623 euros par an par foyer véhiculé. Paris concentre à elle seule 40% des bouchons et les conducteurs passent chaque année 57,8 heures bloqués dans les encombrements de la capitale.

 Facture salée pour les automobilistes ! Selon une étude du cabinet anglais Center for Economics and Business Research (CEBR), les embouteillages coûtent 5,55 milliards d’euros par an à la France, soit 623 euros par foyer utilisant un véhicule.

Les coûts directs liés aux embouteillages (carburant et temps de travail) s’élèvent à 3,88 milliards d’euros chaque année en France contre 3,62 milliards au Royaume-Uni et 5,64 milliards en Allemagne, selon cette même étude comparative. A cela s’ajoutent des coûts indirects liés à la hausse des prix de fourniture de produits et de services pratiqués par les entreprises et occasionnée par les encombrements routiers. Ces coûts sont évalués à 1,67 milliard d’euros chaque année en France (147 euros par foyer), 1,32 milliard au Royaume-Uni et 2,18 milliards en Allemagne.

Une heure de bouchons à Paris coûte 11,7 euros

En France, Paris concentre à elle seule 40% des bouchons et les conducteurs passent chaque année 57,8 heures bloqués dans les encombrements de la capitale, contre 45 heures à Lyon, 36,7 heures à Strasbourg et 21,8 heures à Clermont-Ferrand. Rester immobilisé dans les bouchons parisiens coûte 11,7 euros de l’heure contre une moyenne nationale de 9,5 euros. Enfin, les coûts annuels pour les foyers se rendant au travail en voiture sont plus élevés à Paris que dans le reste de la France, se montant à environ 934 euros chaque année (coûts directs et indirects additionnés).

Parmi les critères utilisés pour son enquête, le CEBR s’est servi des données Inrix (Société d’info-trafic américaine) relatives à la congestion du trafic durant les heures de pointes dans 18, 13 et 15 zones urbaines importantes au Royaume-Uni, en France et en Allemagne, afin de calculer la quantité moyenne annuelle d’heures perdues par véhicule.

Les coûts liés à la consommation de carburant ont été calculés sur la base des prix moyens du carburant, pour le super 95 et sont basés sur une moyenne des rapports mensuels des prix émis par l’Automobile Association au Royaume-Uni et le bulletin pétrolier de la Commission européenne pour la France et l’Allemagne.

 

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Le CSTB Sophia lance un appel à candidature EcoFamilies

Dans le dernier post de ma rubrique « Projets/En cours/Testeurs » vous retrouverez tous les détails ! 🙂

« Pour une conception technologique interactive innovante, qui entend répondre à vos attentes et vous permettra de prendre des décisions pertinentes, pour réduire votre facture énergétique, tout en préservant l’environnement. »

Le Transport : 1er poste d’émissions de CO2 des ménages français !

L’observatoire du bilan carbone de l’institut IPSOS place le transport en première place en matières d’émissions de CO2 des ménages français, devant le logement et l’alimentation, notamment du fait de l’usage de véhicules personnels thermiques.

L’observatoire du bilan carbone mené par IPSOS pour DanoneMercur et Green Inside a réalisé le bilan carbone de 2 036 ménages français sur les trois principaux postes : transport, logement et alimentation. En moyenne au sein d’un ménage, chaque personne émet 73 88kg de CO2 par an, avec des disparités qui dépendent du nombre de membres d’un ménage, avec un bilan carbone bien plus favorable pour les foyers composés de 4 ou 5 personnes, profitant de la mutualisation des émissions. Les émissions de CO2 suivent la courbe des revenus, en raison de l’impact de la consommation de loisirs et des voyages en particulier.

Quelle que soit la configuration du foyer, le transport est en tête avec 54% des émissions de CO2, loin devant le logement et l’alimentation. Cette première place s’explique par l’usage important de la voiture personnelle qui représente 79% des émissions contre 19% pour l’avion, dont l’usage est moins répandu, et seulement 1% pour les transports en commun.

Interrogés sur la volonté des ménages de réduire leur impact, il leur semble plus difficile de changer leurs comportements en matière de transport, en raison de la place de l’automobile et des habitudes liées à son utilisation. Enfin, concernant la voiture électrique ou hybride, 1% des ménages déclare déjà en posséder une, et 2% souhaitent en faire l’acquisition à court terme. À moyen terme, ils sont 22% à envisager acquérir une voiture électrique ou hybride, signe d’un regain d’intérêt pour l’électrique en France.

À lire également : Rapport du projet Aphekom : la pollution tue

Sources : http://www.france-mobilite-electrique.fr