La mobilité à Sophia : enquête auprès des actifs

Le Club des Dirigeants de Sophia Antipolis voudrait-il relancer le Plan de Déplacements Inter Entreprises de la technopole ? Voilà une enquête en cours depuis le 18 novembre et ce jusqu’au 28 nov 2014 à diffuser largement autour de vous ! Cela concerne les salariés et étudiants du site (quid des commerçants qui se déplacent et travaillent  à Sophia ; et des habitants ne travaillant pas sur la technopole, mais se déplaçant ailleurs ?..) Continuer la lecture de « La mobilité à Sophia : enquête auprès des actifs »

Les « singes verts » s’occupent de tout !

Je rebondis sur un article précédemment écrit le 15 mai 2012 : « Green Monkey », le covoiturage dynamique à Marseille« , pour vous donner des avancées de cette démarche dans la ville de Marseille ; via cet article des Actus de Marseille :

Les 11 500 agents de la mairie de Marseille incités à covoiturer

Traffic Marseille 2012

Agir à titre individuel, quand elle ne peut le faire à plus grande échelle. C’est ainsi que Bernard Susini, adjoint au maire délégué au développement durable, résume le service de co-voiturage proposé par la Ville à ses quelques 11500 agents. La Mairie de Marseille n’a en effet pas de compétence en matière de transports en commun, même si les élus de la majorité Gaudin pèsent largement dans les orientations de la communauté urbaine… Une action qui s’inscrit, souligne la Mairie, dans la mise en œuvre de son plan climat adopté en 2008. Un document qu’elle devra au passage mettre en conformité avec les standards de la loi Grenelle II d’ici la fin de l’année…

4 200 euros d’économies par an

Les avantages sont évidents. Économiques d’abord avec, selon les études menées par l’entreprise Green Monkeys, qui propose le service, 3 190€ en moins sur la facture annuelle d’un salarié pour un trajet domicile/travail de 25 kilomètres (sans compter que nombre de foyers pourraient se passer du coût important d’un second véhicule) et 1 000€ en moyenne pour les entreprises (qui épargnent des places de parking)…

Environnementaux ensuite. L’atmosphère se voit allégé de 1 500 kilos de CO2 par salarié adepte du covoiturage. « Dans les Bouches-du-Rhône, par exemple, environ 800 000 personnes prennent leur voiture tous les jours, ce qui représente pas moins d’un million de tonnes de CO2 chaque année » explique Sébastien Touchais, directeur général de Green Monkeys. Idem pour la pollution atmosphérique et ses conséquences sur la santé, les problèmes de circulation et le bruit associé.

C’est après avoir été approchée par Green Monkeys que la mairie a embrayé sur ce volet transports des salariés. Cette start-up créée en avril 2011 et basée à Aix-en-Provence se lance aujourd’hui plus spécifiquement en Suisse et en Paca dans un secteur encore peu développé : le covoiturage professionnel. L’idée, d’une simplicité évidente, est la même que celle du covoiturage traditionnel : mettre à profit les « sièges libres », autrement dit profiter des moyens qui existent déjà plutôt que d’avoir à en créer de nouveaux. Mais si le concept tend à se développer aujourd’hui sur les longues distances, il peine à s’imposer pour les courtes distances du quotidien, beaucoup plus contraignantes en terme d’horaires et d’adaptabilité.

Accompagnement personnalisé

En cause : « un manque d’alternative satisfaisante », insiste Sébastien Touchais, qui s’appuie pour y remédier sur un accompagnement dynamique. Ici, contrairement à la plupart des autres sites de covoiturage, le salarié n’a pas à chercher lui-même parmi les annonces des autres covoitureurs.  Les « singes verts » s’occupent de tout :  chaque déplacement est géré de manière individuelle, et les différentes offres qui pourraient intéresser l’usager lui sont directement proposées.

Une place toute particulière est également réservée à l’interactivité« application pour smartphone, call center, SMS, email… Un suivi au quotidien très actif » précise le directeur général. Le but est d’assurer la sécurité et la fiabilité du service, quitte à garantir un taxi en cas de désistement de dernière minute. Enfin, la sécurité est de mise : « chat » privé, paiement sécurisé (21 centimes d’euro par kilomètre pour le covoituré, sur lesquels l’entreprise récupère 3 centimes d’euros) ou encore options de déplacement (femmes, fumeur, déplacement uniquement avec un membre de l’entreprise, etc).

A la recherche de moteurs

Car si Green Monkeys offre une prestation de service personnalisée aux agents de la Ville (page spéciale qui leur est dédiée, travail de terrain, numéro d’aide réservé, etc.), le site reste bien ouvert à tout le monde. Pour l’entreprise, le covoiturage est en effet encore loin de s’être démocratisé. Il faut donc informer, rassurer et inciter, notamment par le biais de l’employeur.« Nous voulons être présent pour tout le monde, mais l’idée est d’abord de fabriquer des îlots-moteurs qui pourront à terme créer un effet d’entraînement » explique Sébastien Touchais. D’autres partenariats sont d’ailleurs en cours, avec Pôle Emploi notamment.

Et avec, selon Bernard Susini, 30% des emplois publics situés dans des lieux concentrés de la ville, l’élu espère bien que le projet se développera. Bien que d’un côté comme de l’autre, les objectifs restent raisonnables : entre 5 à 15% des salariés. « Ce serait déjà bien », estime l’adjoint au maire, pour qui « on ne peut pas changer si facilement les habitudes culturelles des gens ».

Un lien Le blog de Green Monkeys, qui propose des articles autour du covoiturage et du développement durable

 

Enquête GFI : je m’oriente et je me déplace grâce à mon tél mobile

Merci de répondre à cette enquête (10-15 min) pour toute personne en relation avec Sophia Antipolis – Et/ou de la diffuser dans votre entourage – Laurence

Source : Sarah Malakh de GFI Sophia Antipolis – Le 16.07.2012

GFI et l’Université de Nice Sophia Antipolis mènent en collaboration avec la Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis (CASA) et leurs partenaires* locaux, un projet innovant nommé « Sophia Zen ».

Sophia Zen offre aux personnes habitant, étudiant ou travaillant dans la technopole un ensemble de services mobiles permettant de mieux s’orienter et se déplacer plus efficacement.

L’enjeu : vous aider à trouver plus facilement une entreprise, un arrêt de bus, d’accéder à de l’information sur le trafic en temps réel, vous proposer des alternatives à la voiture individuelle…

@Sophipolitains, nous avons besoin de vous pour mieux cerner vos besoins en situation de mobilité, grâce à un court questionnaire en ligne !
Le questionnaire est disponible à cette adresse.

Merci d’avance pour votre aide qui nous sera précieuse !

* Partenaires du projet Sophia Zen : Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis, l’Université de Nice Sophia Antipolis, le réseau Envibus, la Fondation Sophia Antipolis et le SYMISA (Syndicat Mixte Sophia Antipolis)

Fin de la 1ère phase, au 31 juillet 2012 – 2ème phase début septembre 2012.

Info en ligne sur « Les brèves de Biot« 

La mobilité douce en ligne avec Startup Show !

La mobilité douce, vous interpelle, vous intéresse, vous vous demandez ce que c’est exactement ?

Jeudi 5 juillet 2012, de 17h00 à 17h30, connectez-vous en ligne sur : http://www.startup-show.com/ et posez directement vos questions à : Georges Gallais – Ingénieur dans l’industrie automobile, Georges est passé par l’INRIA de Sophia avant de fonder en 2006 VU Log, une start-up qui a donné de l’intelligence aux systèmes d’auto-partage comme : Cité Vu à Antibes,  « Autobleue » à Nice ou de véhicules en libre-service tel AutoLib.

En partenariat avec WebTimeMedias, article du 29.06.2012

 

 

La mobilité douce ! Beaucoup en parlent. Georges Gallais, fondateur de VU Log, lui, la fait. Sortie des travaux de l’Inria Sophia et créée en 2006, sa société s’est donnée pour objectif de développer des solutions logicielles de mobilité urbaine. Tout naturellement elle s’est positionnée sur le créneau de l’auto-partage autour du véhicule électrique. Des services qu’elle cherche à rendre intelligent à la fois pour faciliter la gestion de l’organisateur et l’utilisation pour l’usager.

 

Après des séries de tests sur Antibes, VU Log a décollé. La jeune pousse a signé l’an dernier plusieurs contrats en 2011, dont celui du service « Autobleue » à Nice. Un service qui marche aujourd’hui très fort avec 3.000 abonnés pour 130 voitures électriques. La preuve par la mise en oeuvre sur le terrain! Des services de mobilité douce, des concepts, des réalisations, des projets que Georges Gallais aura l’occasion de vous présenter lors du prochain Startup-show.

Il aura lieu jeudi 5 juillet de 17h à 17h30 et ce sera le dernier avant la saison estivale pour une reprise début septembre. Ce Chat Video se fera avec notre nouveau partenaire, la société FG Medias. Spécialiste vidéo, elle a rejoint les trois fondateurs du Startup-show (Nasteo, RivieraCube et WebTimeMedias) et apporte tout son savoir-faire dans le domaine de la prise d’images.

Deux mots sur Georges Gallais, ingénieur passé par l’industrie automobile, il a rejoint l’Inria pour acquérir un savoir-faire en matière d’ingénierie logicielle. Avant de créer VU Log, il avait déjà beaucoup travaillé sur ce domaine de la mobilité et avait remporté les premiers Galileo Masters, un concours européen destiné à récompenser les meilleures applications satellitaires. VU Log, installée aujourd’hui dans la pépinière d’entreprises de Nice Côte d’Azur, compte aujourd’hui 9 personnes sur la Côte d’Azur et deux dans son laboratoire de Rueil Malmaison, ville où l’équipe mène une expérimentation grandeur nature.

A l’heure où beaucoup de villes, pour éviter l’engorgement cherchent à mettre en place des solutions d’auto-partage ou de véhicules en libre-service, Georges Gallais se déplace beaucoup en France et en Europe et ne manque pas de projets. Un de ses rêves : monter un service d’auto-partage à Rome. La ville éternelle !

A voir aussi :

TICTAC, Système d’Info Voyageurs temps réel de l’éco-mobilité

VU Log et Clean Energy Planet : l’autolib et le vélib associés !

VU Log (Antibes) retenu par Veolia Transport pour sa solution d’autopartage

Sophia : VU Log remporte le Galileo Masters 2005

Belfort innove avec la mobilité !

Un coin de France bien ancré dans ses racines qui ose l’innovation de la mobilité !? Voyons voir cela de plus près 😉 … Laurence

Source : Julien de Labaca – un facilitateur de mobilité :), le 28 avr 2012
Le territoire de Belfort innove dans le domaine de la mobilité ! Les mots d’ordre de la démarche lancée par le Président de l’autorité organisatrice du réseau de transports (SMTC90), Christian Proust, pourraient se résumer aux termes suivants : pragmatisme, simplicité et service. Le facilitateur de mobilité s’était déjà intéressé à plusieurs start-up, mais jamais encore à une collectivité. Pour cette première, voici un article spécial complété d’une double interview, celle du Président du SMTC90 et celle de son directeur…
« Investir intelligemment c’est économiser »… cette phrase pourrait résumer la ligne directrice suivie par le Syndicat de Transports du Territoire de Belfort (SmTC 90). Cette ligne directrice s’est illustrée par un ensemble de mesures que peu de territoires ont osé jusqu’à présent. Tout d’abord le retour à un mode de gestion en régie directe, afin de « s’inscrire dans un état d’esprit qui cherche à créer une dynamique continue de changement avec une recherche d’économie » (C. Proust).
Par ailleurs, le choix modal du BHNS plutôt que du tramway, beaucoup plus couteux en investissement. La performance du réseau enfin, et ce grâce à plusieurs choix éclairés : motorisation GPL, voies en site propre, priorisation des véhicules, gestion optimisée via le SAE… .

« Se mettre à la place de l’usager » (M. Rovigo). C’est un des autres grands axes de réflexion des dirigeants du réseau. En effet, quand la plupart des réseaux pensent « tuyaux », Belfort a mené dès le début de son projet, une véritable politique publique centrée sur l’usager et le citoyen. Un « contrat de mobilité » s’est interrogé dès 2004 sur lien entre les usages de la mobilité et les grands enjeux de société ; la concertation s’est faite au « porte à porte » ; la politique d’amélioration des transports collectifs ne s’est pas réalisée contre l’automobile, mais dans un réel esprit de meilleure répartition et intégration (zones de pertinence).
« Communiquer ! ». La communication a « une place essentielle dans le dispositif » (C. Proust). L’ensemble des supports classiques ont été utilisés pour promouvoir la politique publique de mobilité, mais il faut reconnaître au Syndicat des idées particulièrement intéressantes, notamment sur le web : blog d’information, site internet très ergonomique, plébiscite des outils mobiles et plus récemment publicité « créative »(http://my-o.fr/).
Par ailleurs, l’uniformisation de la communication via une seule marque pour les réseaux urbains et interurbains est également un véritable plus, proposant une offre claire et lisible.
« Une approche de service plutôt que d’ingénieur » (C. Rovigo). L’offre Optymo (le nom du réseau de transport en commun du Territoire de Belfort) s’articule autour d’un grand principe : une offre claire et lisible. Cela se traduit par la généralisation du cadencement, une marque unique pour l’ensemble des offres et un seul titre de transport. L’objectif est de faciliter les usages pour tous les citoyens.
« L’innovation nous apparue incontournable » évoque le Président du SMTC90 (Le Syndicat Mixte des Transports en Commun (SMTC) est l’Autorité Organisatrice des Transports (A.O.T) du Territoire de Belfort 90). La totalité du parc de matériel roulant fonctionnant au GPL (« et nous suivons de près également ce que propose le marché des véhicules hybrides et électriques » poursuit M. Rovigo), pass unique « Optymo », post-paiement, paiement par SMS, information en temps réel… autant de systèmes qui placent le réseau de Belfort dans une excellente position en termes d’innovations techniques et technologiques, le tout dans une logique « d’expérimentations, qui lorsqu’elles sont réussies peuvent conduire à la généralisation de politiques publiques innovantes » (C.Proust).
L’ensemble de ces démarches mérite vraiment d’être suivies car elles peuvent servir d’exemple aux autres collectivités souhaitant promouvoir une mobilité durable sur leur territoire. C’est d’ailleurs une véritable volonté pour le SMTC90 qui multiplie les communications au sujet d’Optymo et Optymo II. La lecture de l’ouvrage sorti très récemment « Transports publics, une révolution douce » en est un excellent exemple.
Pour suivre l’ensemble de la démarche et trouver une information plus exhaustive, je ne peux que vous conseiller la lecture des interviews de Christian Proust (Pr) / Marc Rovigo (Dr) et les sites Smtc90Optymo.fret http://my-o.fr/
Julien de LabacaChargé d’études mobilité Blogueur Mobilité Twitteur : @juliendelabaca View all posts by juliendelabaca →

Lyon : une voiture où je veux, quand je veux !

Les lyonnais, toujours en avance d’un cran ! 😉 Rappelez-vous avec les Vélo’V avant les Vélib’, mais un peu plus tard que les Vélos jaunes de La Rochelle : les Yelo … Mais revenons au cas d’aujourd’hui… Laurence

Source : Mobilicite.com du 1er/02/2012

Lyon a donné le coup d’envoi de Car2go, un système d’autopartage 2.0, premier du genre en France, avec 200 Smart. Contrairement à Autolib’, il n’y a pas de station, le client localise une voiture disponible avec son mobile et l’abandonne n’importe où dans la ville. Le jour du lancement, le 1er février 2012, 100 Lyonnais s’étaient déjà dotés de la carte de membre délivrée « pour l’éternité ».

« Car2go, c’est la liberté ! », s’est exclamé Gérard Collomb, maire et président du Grand Lyon lors du lancement officiel de cette solution d’autopartage développée par Daimler AG et Europcar. Le 1er février 2012, malgré un froid polaire et sous quelques flocons de neige, l’élu ne cachait ni sa satisfaction, ni sa fierté de voir Lyon devenir la première ville de France à disposer de ce système d’autopartage innovant.
« Tout comme Vélo’v (vélos en libre-service ndlr) a été une révolution initiée à Lyon et reprise par d’autres villes sous un autre nom, Car2go va bouleverser l’avenir de la mobilité dans notre agglomération ».

200 Smart dans 44 km²

Toute l’originalité de ce système d’autopartage tient en deux mots, « one-way », et dans l’absence de station. One-way ? L’utilisateur n’est pas obligé de rendre la voiture là où il l’a prise, il peut l’abandonner sur toutes les places de stationnement situées dans le centre-ville de Lyon (soit 44 km²). Ou sur l’un des parkings dédiés à l’autopartage. 
Et pour trouver une Smart en autopartage, il suffit de la chercher sur internet ou sur son Smarphone. « Ce qui fera le succès de Car2go, c’est sa simplicité », croit Gérad Collomb. Pour déverrouiller le véhicule, seule la carte de membre est nécessaire, « Une carte délivrée pour l’éternité », plaisante le maire, « puisqu’il n’est pas nécessaire de la renouveler chaque année« .


0,29 euro la minute

Un sésame qu’une centaine de Lyonnais s’étaient déjà procuré bien avant que Car2go soit opérationnel. Cette carte d’abonnement est vendue 14,90 euros. Excepté jusqu’au 15 février 2012 – lancement de Car2go oblige – puisqu’elle sera commercialisée 4,90 euros et assortie de 60 minutes de conduite gratuites. Le tarif de location a été fixé à 0,29 euro la minute, 12,90 euros l’heure et 39 euros la journée. Et si le client s’arrête pour faire une course, un tarif spécial de 0,09 euro par minute est appliqué.
« Le trajet moyen est de 20 minutes. Ce qui revient à 5 ou 6 euros, tout compris », précise Philippe Guillemot, directeur général du groupe Europcar, partenaire du dispositif. Ce qui devrait inciter les Lyonnais à s’interroger sur la nécessité de posséder une deuxième voiture.

Nouvelle alternative de déplacement

Car l’objectif de Car2go est bien de réduire l’utilisation des véhicules individuels et d’élargir la palette des modes de déplacement. C’est d’ailleurs pour cette raison que le système d’autopartage Autolib’ (homonyme du système de voitures en libre-service parisien, développé en 2003 par Lyon Parc Auto avec 100 voitures, 14 stations de surface), sera maintenu.
« Toutes ces alternatives -le vélo, la marche à pied, le covoiturage, l’autopartage- se potentialisent et deviennent plus fortes. Car2go est un système complémentaire qui enrichit la panoplie de la mobilité« , poursuit le loueur. Et pour faciliter l’intermodalité, il a été prévu d’accorder une réduction aux abonnés de Vélo’v qui accèderont à la carte de membre au prix de 9,90 euros avec 30 minutes de conduite gratuites.

Quant à l’intégration tarifaire avec les Transports en commun lyonnais (TCL), elle n’est pas encore d’actualité : « tout dépendra des accords entre les différentes parties. Notre objectif est d’aller vers une intermodalité la plus large possible », précise Gérard Collomb.

Trois millions d’euros d’investissement

Car2go ne coûtera rien à la ville de Lyon. Celle-ci percevra même une redevance de 70 euros par voiture et par mois au titre de l’occupation des places de stationnement. « Daimler et Europcar prennent tous les risques. Tout comme JCDecaux pour les Vélo’v », rappelle Gilles Vesco, vice-président du Grand Lyon en charge des nouvelles mobilités.
Le déploiement des 200 Smart représente un investissement de trois millions d’euros, soit environ 15 000 euros par véhicule. Selon Marcus Spickermann, directeur financier de Car2go, « la rentabilité sera atteinte en 2013 ».

Depuis mars 2011, date du lancement de Car2go à Ulm en Allemagne, le concept a été dupliqué dans neuf autres agglomérations : à Austin (Texas), Hambourg (Allemagne), Vancouver (Canada), Stuttgart, Amsterdam, San Diego (Californie), Vienne, Düsseldorf et Lyon. Ce qui représente un parc de plus de 2 700 voitures. « Nous avons plus de 60 000 clients dans le monde et le nombre de location est supérieur à un million ».

Christine Cabiron


Gérard Collomb, président du Grand Lyon, premier client de Car2go © C.Cabiron – Cliquez pour agrandir la photo
 

La mobilité à Lyon :

  • 4 millions de déplacements par jour
  • 47% de part modale pour les transports en commun urbains, 47% pour la voiture, 15% pour le vélo, 1% pour le TER
  • 4% de voitures en moins chaque année dans le centre-ville depuis 2008
  • 150 000 voitures entrent chaque jour dans le Grand Lyon
  • 58% des déplacements réalisés en voiture sont inférieurs à 3 km
  • Une voiture passe 95% de son temps à l’arrêt
  • Une voiture est en moyenne occupée par 1,3 personne
  • 540 000 voitures sont présentes dans le Grand Lyon

 

Nice et des places de parking à capteurs intelligents

Nice toujours … des nouvelles technologies bien actuelles, dans les rues niçoises ! 🙂 Laurence

 Dossier (19 pages) : Ville de Nice_Stationnement intelligent_12.01.2012
Source : InnovIntheCity.fr le 16.01.2012

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Après Issy-les-MoulineauxToulouse et San FranciscoNice se lance à son tour dans l’expérimentation d’un système de stationnement intelligent. Officiellement inauguré jeudi 19.01.2012, ce programme vise à réduire le trafic automobile et améliorer la qualité de vie des Niçois. Son déploiement passe notamment par la mise en place de capteurs communicants sur l’ensemble des places de stationnement de la ville.

A terme, 10 000 places de stationnement extérieures équipées

Après avoir essuyé les plâtres des travaux du tramway et leurs embouteillages consécutifs, les automobilistes niçois vont désormais être chouchoutés. Il faut dire qu’à Nice, 20 à 25 % des voitures en circulation aux heures de pointe sont en recherche d’une place de parking et que les conducteurs mettent en moyenne 30 minutes à trouver un endroit où se garer, alors que 8 % des emplacements sont en permanence disponibles. Ces statistiques devraient être drastiquement revues à la baisse puisque les automobilistes connaîtront bientôt en temps réel les places de stationnement disponibles en centre-ville. Le projet le plus emblématique concerne la mise en place de capteurs intelligents sur la chaussée.

 

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Capteurs installés sur les trottoirs – Cliquer pour agrandir

 

Ces mouchards seront capables de reconnaître la présence d’une voiture et d’envoyer les informations correspondantes aux usagers. « Un millier de capteurs seront installés d’ici juin 2012 dans le quartier de Notre-Dame », indique Marc Boher, directeur commercial d’Urbiotica, l’entreprise espagnole qui commercialise ces capteurs. A terme, d’ici fin 2014, c’est l’ensemble des 10 000 places de la ville en extérieur qui en seront équipées. A quoi servent-ils exactement ? En détectant la présence d’une voiture, ils renverront des ondes radio qui seront exploitées et traitées sous forme de données puis transmises via PC portables, GPS ou encore smartphones. Il sera ainsi possible pour les conducteurs de connaître instantanément les emplacements libres au plus près de leur position.

Une application idoine pour smartphone a été développée « pour permettre à l’automobiliste de localiser des zones qui ne sont pas saturées » et non pas un emplacement spécifique, comme c’est le cas pour d’autres technologies. Une fois cette zone identifiée, pour éviter au conducteur de quitter la route des yeux, le système vocal prend le relais pour le guider à destination. A terme, pour ceux qui ne possèdent pas de téléphone adapté, « des panneaux installés sur la voirie guideront les usagers en temps réel ». Histoire de ne laisser personne sur le bord de la route. Et que les plus réfractaires se rassurent : « sur le plan de la consommation, 10 000 capteurs consomment seulement l’équivalent d’un téléphone portable en fonctionnement et les ondes radio émettent une puissance infime qui n’ont aucune incidence sur la santé ».

 

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Les futurs horodateurs intelligents de la Ville de Nice

 

D’un système de capteurs à une ville intelligente et connectée

Action phare du schéma de stationnement de la ville pour 2011-2015, ce projet fait en réalité partie d’un programme plus vaste visant à faire de la capitale azuréenne une ville intelligente, et pas seulement dans le domaine de la circulation automobile.

Les capteurs communiqueront en effet avec des horodateurs multi-services. Ces machines intelligentes, entièrement tactiles et équipées de Wi-Fi renseigneront également les usagés sur les horaires de bus ou encore les locations de vélos pour favoriser l’intermodalité et permettront la recharge de véhicules électriques. Ces kiosques feront également office de borne d’arrêt d’urgence qui mettront l’utilisateur en relation avec des services adaptés (pompiers, SAMU, garage…). Urbiotica, qui devrait prochainement déployer une expérimentation similaire à Paris dans le cadre de l’appel à projet « Mobilier Urbain Intelligent », équipera également certaines des rues de capteurs adaptés à la détection des conditions météo et des polluants atmosphériques. Enfin, pour rester sur sa lancée, la ville devrait être bientôt capable de proposer aux automobilistes le paiement par mobile de leurs places de stationnement. Un dispositif qui aura pour vertu d’informer en temps réel les services municipaux des véhicules en dépassement de temps de stationnement.

Ce projet s’inscrit dans la droite lignée du déploiement du portable NFC Cityzi, qui permet notamment depuis 2010 d’effectuer ses paiements à l’aide de son téléphone. Un dispositif concluant mais peu suivi par la population, qui devrait être plus à même d’adhérer à une proposition concrète qui permettra de désengorger la ville et de gagner un temps précieux.

  • Les entreprises partenaires du projet :

– Développement de l’application smartphone :  Sude (filiale de Semiacs) et InQBarna
– Kiosques multi-fonctions : Sude et Ensto
– Consortium technique : Sude et Urbiotica

  • Distinction : les solutions technologiques proposées dans le cadre du Stationnement Intelligent et développées pour le compte de la Ville de Nice ont été récompensées par l’attribution du prix du « Meilleur projet innovant ville intelligente 2011 » lors du dernier Smart City Expo World Congress qui s’est tenu à Barcelone fin 2011.
  • Le projet en chiffres :

-> 14 000 capteurs
-> 800 nouveaux horodateurs
-> Coût du projet global : 13 millions d’euros

Crédits photos : Ville de Nice – Pricillia Renou-Tallon / Urbiotica
 
Pour en savoir plus sur l’innovation présentée dans cet article, contactez l’adresse : contact@innovcity.com
 

———————————————————D’autres liens sur le sujet —————————–

« Nice, 1ère ville de France à installer le stationnement intelligent« , source site de Nice.fr

« Nice se lance dans le stationnement intelligent« , source MobiliCités.com

Nouveau : Green Monkey débarque sur la French Riviera

Via le profil Facebook, sur le blog ci-dessous et pour + de réactivité ! Toutes les infos que vous devriez savoir sur le covoiturage dynamique de Green Monkey ! :)… Laurence

« Covoiturer au travail en toute liberté. Notre variante du covoiturage dynamique permet de covoiturer librement, même avec des horaires variables.

Les atouts de Green Monkeys :

Gestion de l’offre et de la demande de trajets en temps réel
Retour garanti : en cas d’annulation, Green Monkeys trouve une solution
Economique : vous économisez jusqu’à 3200€ sur vos dépenses automobile annuelles
Equitable : le prix au kilomètre est fixe et le même pour tous (0,21€ ou CHF 0.28). Le partage des frais est ultra simple car les transactions son automatiques !
N’importe quand : planifier comme vous voulez et autant que vous voulez.

Mise en relation : fini les interminables recherches, ici, c’est Green Monkeys qui vous met en relation.
Opérationnel : oui ça marche ! C’est ce qu’on appelle le covoiturage dynamique.
N’importe où ? Ou presque, Green Monkeys est spécialisé dans les trajets pendulaires domicile – travail 
Kilomètres : métriques certifiées, vous savez exactement combien de kilomètres vous parcourez
Ecologique : covoiturer c’est aussi réduire vos émissions de CO2
Yes ! Avec Green Monkeys, le covoiturage se professionnalise avec un service sérieux et durable.
Sécurité : l’identification de chaque usager est formelle. Pas d’inconnus, Green Monkeys sait qui covoiture avec qui à tout moment

Maintenant à vous de tester… »

Le site : http://www.greenmonkeys.com/

Le covoiturage dynamique sort de l’impasse

Voilà une « dynamique » bien réelle ! Il est temps de la saisir et de rebondir avec elle ! 😉 A vos co-voitureurs, prêts ? Partez ! 🙂 … Laurence

Source : Innov’IntheCity.fr par Elsa Sidawy | 04.11.11
 
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Le covoiturage, victime de préjugés tenaces ? Ses vertus en matière de réductions des nuisances sont connues de longue date, mais l’auto-soliste s’accroche encore à sa voiture individuelle. Avec l’essor des nouvelles technologies, les acteurs du domaine sont techniquement prêts à passer la seconde et développent des solutions dites de covoiturage dynamique. Les entreprises et les collectivités, plus dubitatives, expérimentent ce nouveau service avec des résultats parfois mitigés. Et aujourd’hui, faute de masse critique, aucune solution pérenne n’a été trouvée. Navigation dans les arcanes du covoiturage dynamique.

500 milliards de dollars. Cette somme vertigineuse correspond à la valeur des sièges vides des quelques 500 millions de voitures individuelles qui arpentent les routes de la planète chaque année. L’étude « Empty seats travelling », menée par le centre de recherche de Nokia en 2009, révèle le potentiel immense du covoiturage dynamique basé sur l’utilisation d’outils connectés. L’objectif de ce grand frère du covoiturage statique ? Offrir en temps réel aux usagers la possibilité de covoiturer au pied levé. Contrairement au covoiturage classique, il offre plus de souplesse, de flexibilité, de fiabilité, d’instantanéité et moins d’interdépendance entre les covoitureurs. Sur le principe, l’abonné contacte le service quelques minutes seulement avant son départ pour chercher le conducteur pouvant offrir un covoiturage sur l’itinéraire demandé. Le concept repose sur un échange de données en temps réel, entre les conducteurs et passagers potentiels, via au minimum, un téléphone, au mieux un smartphone équipé d’un GPS. Mais la définition reste extrêmement large, comme le souligne Léa Marzloff, consultante associée chezChronos : « quand on regarde le positionnement des différents opérateurs, certains parlent de covoiturage dynamique, temps réel, immédiat ou anticipé ou encore d’auto-stop sécurisé. Cette batterie de termes montre que c’est un champ encore en construction ».

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Cible principale : les trajets pendulaires (domicile-travail/école)

Dans ce domaine, les opérateurs de plateformes de covoiturage sont donc aux aguets. Car en terme de covoiturage, les efforts les plus importants ne portent plus sur les trajets longue distance mais bien sur les trajets pendulaires, par nature plus nombreux. « Le public type du covoiturage dynamique, ce sont des travailleurs effectuant des trajets réguliers», note d’emblée Frédéric Bisson, vice-président en charge des relations parlementaires à la Feduco (Fédération nationale du Covoiturage). L’entreprise apparaît en effet comme un lieu privilégié pour ce type d’expérimentation : la masse d’usagers y est plus importante et les taux d’occupation des véhicules sont les plus faibles, l’impact peut donc être colossal. Viser l’effet tribu : c’est l’avis de Léa Marzloff pour qui « le covoiturage dynamique se pense au sein d’une communauté, pour qu’il puisse y avoir une animation, un suivi et suffisamment d’offres ».

« Le pendulaire reste le chantier le plus gigantesque », certifie Sébastien Touchais, directeur général de Green Monkeys, qui développe des solutions idoines pour les entreprises et collectivités. Le premier gros chantier français de cette start-up, forte d’une première expérimentation sur le territoire de Genève, vise depuis septembre les agents de la ville de Marseille via un site web et une application iPhone (lire l’article).

Avant de sauter le pas, avertissait déjà en 2009 le Certu (Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques), dans un rapport sur le sujet, il est essentiel de tester le service sur un échantillon d’utilisateurs : « L’expérimentation sur des territoires divers constitue un aspect fondamental pour pouvoir tester et évaluer ce type de service qui peut constituer une véritable offre de transport alternative ». Dont acte : en septembre 2010, le Conseil Général de l’Isère, épaulé par l’entreprise Covivo, a ainsi pris l’initiative d’ouvrir une plateforme en ligne pour inciter les quelques 8 000 habitants du Vercors se déplaçant en voiture à tester le covoiturage en temps réel. Certains territoires, à l’image du Pays de la Haute-Gironde, s’y attèlent depuis plus récemment, avec pour exigence que celui puisse également favoriser, outre les trajets quotidiens domicile-travail, les déplacements internes et transversaux sur le territoire (lire l’article). Globalement « si on regarde comment se structure le marché actuellement, on est plutôt dans l’expérimentation que dans le lancement grand public », confirme Léa Marzloff.

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Un covoiturage communicant

Le meilleur moyen d’explorer les pistes du covoiturage dynamique seraient à rechercher du côté des technologies actuelles. GPS, smartphones, téléphones mobiles, sites Internet… le couteau-suisse au service du covoiturage dynamique existe, reste à savoir comment l’utiliser. La majorité des smartphones notamment sont aujourd’hui équipés de puces GPS, permettant la géolocalisation des passagers et des conducteurs, facilitant leur mise en relation directe. On peut même imaginer à l’avenir ne plus avoir à déclarer ses demandes et offres de trajets, le smartphone suffisant à localiser les usagers sur la voie publique. Seul frein ? Cette possibilité devra être optionnelle pour les usagers, afin de ne pas froisser les garants de la protection des données privées à la CNIL. Autre atout de la géolocalisation : l’opérateur peut suivre en direct le nombre de kilomètres effectués par les utilisateurs et statuer en cas de litige sur les paiements. Mais attention, relève Frédéric Bisson, les propositions ne doivent pas devancer les usages réels : « aujourd’hui, les solutions basées sur l’utilisation des smartphones sont prématurées, même si elles permettent de faire des expérimentations. A court terme, il faudra examiner le taux de pénétration de ces outils et les usages réels qui en sont faits car la population qui maîtrise le mieux les smartphones n’est pas forcément celle qui fera le choix du covoiturage dynamique ». Un avertissement partagé par Benoît Reynaud-Lacroze, expert en mobilité chez Ville Fluide : « le problème du covoiturage repose avant tout dans la capacité de comprendre les comportements de base auxquels sont confrontés les individus avant d’intégrer des solutions technologiques ».

corps_covoiturage-dynamique5Aujourd’hui, les expérimentations en la matière se basent encore essentiellement sur des outils plus classiques, ne serait-ce que pour une question d’accès au plus grand nombre. C’est le cas de Covivo qui a prêté des « Covibox », sortes de GPS perfectionnés, aux conducteurs des véhicules dans le cadre de l’expérimentation iséroise.

Le Pays de la Haute Gironde va quant à lui lancer fin novembre « Hirondo », en proposant aux 82 000 habitants du territoire de pratiquer le covoiturage dynamique en utilisant simplement la fonction SMS de leur téléphone ou en faisant appel à un service vocal pour prendre connaissance des offres. Quant aux conducteurs, ils devront déposer leurs propositions de trajets via la plateforme web.

En Inde enfin, la société MegaCarPool propose d’équiper les véhicules de tablettes équipées de GPS, les véhicules proposant des places étant par la suite géolocalisés en temps réel. Les passagers doivent effectuer là encore leur demande par SMS ou via un serveur vocal. Les puristes du covoiturage dynamique seront dubitatifs.

Aujourd’hui, seule la start-up irlandaise Avego déploie son application éponyme à grande échelle et expérimente sur des territoires extrêmement variés une solution exclusivement basée sur l’utilisation de smartphones (lire l’article). Il ressort de ces expériences que la géolocalisation a plutôt tendance à rassurer les utilisateurs qu’à les inquiéter  : « Il est vrai que chaque usager est enregistré dans notre système et son trajet est suivi en continu grâce au GPS. Mais nous constatons que cette fonctionnalité est plutôt un facteur de sécurisation pour des personnes peu enclines à partager un trajet avec des personnes qu’elles ne connaissent pas », assure Taras Kennedy, la responsable communication de cette filiale de Mapflow créée en 2009.

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La masse critique n’est pas au rendez-vous

« Les opérateurs et collectivités qui l’expérimentent, rencontrent un obstacle récurrent : pour que l’activité devienne économiquement pérenne, elle doit recueillir un flux vraiment important d’automobilistes, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Sans cette masse critique, le covoiturage dynamique ne peut tout simplement pas exister », le mot est lâché par Frédéric Bisson, décidément peu à même de miser sur la viabilité du covoiturage dynamique dans l’immédiat. Sur ce point, opérateurs et experts s’accordent : « pour tout ce qui est covoiturage dynamique pur, j’y crois très fortement, mais dans dix ans. Aujourd’hui il n’y a pas de masse critique », remarque Edouard Duboille directeur général de Green Cove. Partenaire de la SNCF sur les solutions de covoiturage, son entreprise a mis en place pour le Transilien des bornes d’affichage en gare d’Houdan et de Montbéliard permettant, via le principe du flashcode, accessible par tous les téléphones mobiles, d’accéder aux offres de covoiturage locales en temps réel (lire l’article sur Cleantech Republic). 

Modestement donc, les premières expérimentations visent à peine quelques centaines d’usagers. Le Pays de la Haute-Gironde se verrait bien mobiliser 300 personnes, sur 82 000 habitants, soit moins de 0,5 % de la population. Le Conseil Général de l’Isère qui a bouclé son expérimentation en novembre 2010 a réuni quelques 400 personnes sur les 8 000 visés, avec une moyenne de douze covoiturages effectués chaque jour. Seule Avego, qui a frappé aux portes de 65 pays différents pourrait rivaliser. La start-up reste vague sur le nombre exact d’usagers réels – « des milliers », selon Taras Kennedy -, et localement, la plus grande expérimentation ayant eu lieu à Seattle, a réuni à peine 900 participants.

D’où l’intérêt de choisir des lieux de vie propices comme les grands bassins d’emploi, générateurs de déplacements de masse. Le covoiturage dynamique peut en outre être intégré aux Plans de Déplacement d’Entreprises ou de collectivités pour favoriser son usage et son déploiement. Ville Fluide a développé sa solution GéoCar, particulièrement adaptée à une entreprise de plus de 2 000 personnes du plateau de Vélizy, en usant du concept de « grappes » d’utilisateurs, offrant la possibilité aux passagers de se retourner en cas de désistement de leurs conducteurs. Les salariés sont reliés entre eux par des smartphones prêtés pour l’occasion et peuvent effectuer des trajets en covoiturage quand bon leur semble et surtout au pied levé (lire l’article).

 

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Garantir le trajet de retour

Comme l’indique Benoît Reynaud-Lacroze, « tant que l’on est pas capables de garantir le retour et de convaincre les salariés que c’est une réalité, on aura toujours un ratio de quatre conducteurs pour un passager ». C’est là que réside toute la complexité du covoiturage dynamique : les conducteurs sont toujours plus enclins à vouloir offrir des sièges contre rétribution, qu’à laisser leur voiture au garage pour covoiturer, sans avoir la garantie que leur hôte du matin pourra effectuer le même trajet le soir venu. La souplesse est dans ce cas synonyme d’incertitude. Les usagers ne doivent pas être entièrement dépendants du service mais peuvent avoir la possibilité de se retourner vers une solution alternative, comme les transports publics, les taxis, ou des véhicules de la flotte d’entreprise, ce qu’offrent certaines solutions, comme Green Monkeys ou Ville Fluide.

Mais les militants du covoiturage dynamique estiment que les leviers sont plus puissants que les freins. Si aujourd’hui, les paiements entre passagers et conducteurs se font encore de la main à la main, l’utilisation d’outils numériques permettra bientôt de se passer de cette délicate étape et d’éviter les surprises du passager qui sort du véhicule sans payer. « Déployer systématiquement le pré-paiement ou le blocage du paiement lorsque le covoiturage a eu lieu, sécuriserait un grand nombre de personnes », estime pour sa part Benoît Reynaud-Lacroze.

A chaque opérateur d’inventer son modèle économique, mais le plus souvent ces derniers fixent un tarif au kilomètre et y prélèvent une participation. Green Monkeys a de son côté estimé la valeur du kilomètre à 21 centimes, sur lequel l’entreprise prélève 3 centimes. « Nous avons développé un système où chaque usager a un compte physique directement chez nous, on gère les sorties et les entrées d’argent en permanence. Il n’y a donc pas de micro-transactionnel et on garantit le paiement de chaque parcours », explique Sébastien Touchais.

Aux Etats-Unis, les utilisateurs de l’application Avego doivent débourser 1 $ pour premier mile et 20 cents pour les suivants, sur lesquels Avego prélève 20 % de la somme. Le Certu va même jusqu’à suggérer dans son rapport de mettre en place à bord des véhicules un système technique mesurant la consommation exacte de carburant. Embarquer dans une Porsche ou une Smart n’aura plus les mêmes conséquences pour le passager…

Mais si l’expérience se révèle trop coûteuse pour les passagers, il serait peu surprenant qu’ils regrimpent rapidement dans leur propre véhicule. Les incitations financières constituent dans ce sens un levier essentiel au déploiement du covoiturage dynamique. Chez Ville Fluide, on suggère que l’entreprise participante rembourse l’abonnement mensuel au service à hauteur de 50 %, à l’image de ce qui se fait déjà avec les cartes de transports en commun.

Un peu de prospective ? Avec le développement des technologies de paiement sans contact, « on peut imaginer à terme qu’une carte de transports permette de payer son covoiturage », imagine Matthieu Jacquot, le directeur de Covivo.

Ultime intérêt pour les entreprises : pouvoir disposer d’outils de reporting et mesurer le kilométrage réel effectué en covoiturage par leurs salariés et ne plus communiquer sur de simples estimations. « Les opérateurs sont capables de fournir aux collectivités le nombre de trajets effectués et les économies de CO2 réalisées », relève Léa Marzloff.

 

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Voie dédiée, places de stationnement, points de rencontre : cumuler les avantages

Rien ne gage que les co-voitureurs soient assidus si leur pratique vertueuse ne les empêche pas d’éviter les embouteillages aux heures de pointe. « L’appui des pouvoirs publics est indispensable. Ces derniers doivent par exemple déployer des infrastructures dédiées sur la voie publique, comme des voies et des places de stationnement réservées», insiste Frédéric Bisson.

A ce titre, Bordeaux a récemment été désigné comme territoire d’expérimentation pour ouvrir une voie réservée au co-voiturage sur une portion d’autoroute, et sera ainsi la première ville française à tester ce type d’aménagement.

Ce qui vaut encore plus pour le covoiturage dynamique concerne les points de rencontre où les automobilistes peuvent récupérer leurs passagers. « Le Conseil Général de l’Isère a choisi de matérialiser ces points relais – essentiellement les arrêts de bus – en arrêts de covoiturage », pointe Matthieu Jacquot.

En Suisse, l’expérimentation Carlos a permis entre 2002 et 2005 aux habitants de la région du Mitteland, via des bornes interactives, de donner une visibilité au covoiturage directement dans la rue. 
Le Certu suggère enfin la possibilité d’implanter des logiciels dans des bornes existantes, telles que les bornes taxis dans les villes, avec un coût moindre. « Sur les points de rendez-vous, des modèles différents émergent, conclut Léa Marzloff, certains sont fixés par l’application pour éviter aux conducteurs de faire des détours et d’autres vont au contraire aller chercher les gens chez eux ».

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Ne pas se couper des autres moyens de transports

Mais dans le domaine des transports, l’avenir semble être dans l’interaction et l’intermodalité. Le déploiement de solutions de covoiturage dynamique ne doit pas se faire au détriment des transports en commun, sous peine de voir encore une fois ressortir les voitures des garages des particuliers. « Tout l’enjeu est de dire que ce n’est pas une solution concurrente mais complémentaire des transports en commun. Il faut favoriser une articulation entre les lignes de transports régulières urbaines et le covoiturage dynamique », prévient Matthieu Jacquot.

Ce service peut fonctionner de façon pertinente en rabattement sur des axes lourds de transports en commun pour permettre des trajets intermodaux et a le potentiel de venir compléter les offres de transports publics en zones périurbaines voire rurales. Sur certaines zones, il peut être totalement complémentaire du TAD (Transport à la Demande). « Le covoiturage dynamique doit se penser en complément d’autres modes et de façon intégrée », ajoute Léa Marzloff.

Dans le cadre de la politique d’ouverture des données des transporteurs enfin, il serait pertinent d’intégrer les offres de covoiturage dynamique aux calculateurs d’itinéraires multimodaux (voir encadré ci-dessous). Les applications comme le « Compagnon de voyage » de la SNCF pourraient intégrer, outre les offres de transports en commun avant et après son trajet en train, les offres de covoiturage dynamique. Histoire d’éviter par exemple que les voyageurs débarquant en gare n’empruntent tous un véhicule personnel pour se rendre au centre-ville.

S’il est encore balbutiant, le covoiturage dynamique promet d’être le prochain outil du couteau suisse de l’intermodalité. Encore faut-il l’affûter avec précision.

Etude exploratoire MITRA
Le PREDIM (Plate-forme de Recherche et d’Expérimentation pour le Développement de l’Information Multimodale) a publié en juillet 2010 les résultats d’une recherche sur la faisabilité d’un Système d’Information Multimodale (SIM) temps réel intégrant une fonctionnalité de covoiturage dynamique. Ce document s’appuie notamment sur une étude exploratoire menée en Région PACA entre 2008 et 2009, baptisée MITRA (Multimodality and Interoperability for sustainable TRAnsport in commuting situation).
Cette approche a permis la définition d’un cahier des charges fonctionnel et l’élaboration de scénarii d’usages centrés sur les utilisateurs. « Le calculateur d’itinéraires est la pierre angulaire d’un SIM de type MITRA. Si l’on associe le covoiturage aux modes pris en compte, la fonction calculateur doit aussi réaliser dynamiquement l’appariement entre les pilotes ayant des places disponibles et les passagers recherchant des courses. Quant à la question de l’interface utilisateur, elle est essentielle si l’on veut garantir une bonne acceptation du système par les utilisateurs. Enfin l’échange des données soulève deux questions essentielles : celle du coût des télécommunications et celle de la qualité de service. Ces questions ouvrent sur des pistes de recherche à venir », peut on notamment lire dans le document. « Le concept d’un SIM temps réel et nomade combinant à la fois covoiturage et transports en commun est une réelle innovation, concluent les auteurs de l’étude. Pourtant, il reste une longue route à accomplir. Des partenaires (AOT, sociétés de service, représentants des PDIE…) doivent à présent travailler ensemble pour établir les spécifications de ce futur prototype et répondre à des questions de conception et de choix d’une proposition de valeur qui restent ouvertes ».

Les NTIC au service des citoyens !

15/07/2011 – Des déplacements ferroviaires à petit prix

Certaines régions expérimentent les tarifs réduits sur les voyages en train.

Le buzz de la semaine

Metro France annonce qu’à Lille, les élus promeuvent et facilitent l’intermodalité. En effet, au début du mois d’août 2011, les abonnés Rythmo de Transpole pourront emprunter des correspondances vers les gares TER, ainsi que le bus, le tram et le métro. L’abonnement, qui ne coûtera que 48€, pourra même être complété avec le pass régional Fideli’TER afin de pouvoir voyager en dehors de la métropole.

Il s’agit là d’une première étape vers la création d’un billet unique, prévu pour 2012 : l’objectif est de faciliter l’accès à tous les modes de transports (métro, bus, tram, auto-partage ou encore les vélos en libre service).

 

En Languedoc-Roussillon, c’est un pari audacieux qui a été relevé : faire le trajet en TER entre Nîmes et le Grau du Roi pour seulement … 1 euro (contre 7,5 euros actuellement) ! Il s’agit d’une proposition de Georges Frêche, ancien président de la région Languedoc-Roussillon, qui a été mis en application par son successeur Christian Bourquin.

L’objectif de ce projet est de multiplier par 5 le trafic du TER, soit 100 000 voyageurs par jourMobilicités mentionne que 5 nouvelles lignes bénéficieront de ce nouveau tarif, avant de le généraliser à travers tout le réseau ferroviaire régional avant 2013.

Voyagez pratique avec votre téléphone

Depuis le 8 juillet 2011, les Aéroports de Paris ont lancé une application pour Android, intitulée « My Way Aéroports de Paris » : l’outil permet de se localiser et d’indiquer avec précision à quel terminal le voyageur doit se rendre pour pouvoir embarquer.

En plus d’être disponible en français et en anglais, The Independent indique qu’il est possible d’obtenir un aperçu de différents services proposés aux alentours de l’aéroport  de Roissy  (boutiques, bars, restaurants, …) et de les sauvegarder en favoris pour les prochaines visites.

Pour le moment, un bémol cependant : le service couvre uniquement les terminaux 2E et 2F, la gare TGV et le secteur des parkings 2E et 2F.

 

De son côté, Google fait évoluer ses cartes sur Android grâce à « Transit Navigation », un outil conçu pour  les voyages en transports en commun autour du monde entier. Comme indiqué sur le blog de l’entreprise , cette nouvelle fonctionnalité se veut un GPS incluant de nouvelles indications en temps réel pour les piétons et les utilisateurs de transports publics : après lui avoir indiqué sa position et sa destination,  l’application vous informe en temps réel sur le trajet (arrêts prévus, distances à parcourir)  et vous signale par des vibrations qu’il faut descendre à l’arrêt suivant.

 

Les services autoroutiers APRR, AREA et VINCI ont lancé l’application « SOS Autoroutes » : en cas de problème, plus besoin de se déplacer jusqu’à la borne d’appel orange pour alerter les secours. Autobuzz explique que le déplacement des piétons est souvent dangereux dans ces zones à fort trafic. Pour éviter de les mettre davantage en danger, à l’aide d’une puce GPS intégrée dans les téléphones, l’application est capable de géolocaliser l’individu en difficulté et de lui envoyer les secours.

 

En collaboration avec la radio Pure FM, l’Institut Belge pour la Sécurité Routière (IBSR) a lancé une application gratuite sur FacebookiPhone et Android pour faciliter le covoiturage entre jeunes, qui veulent se rendre à une soirée, un festival, un concert, etc. Son utilisation est simple : on y indique soit sa destination, soit le nombre de places disponibles dans sa voiture.

Selon le site d’informations 7 sur 7, 117 conducteurs âgés de 18 à 24 ans ont perdu la vie en Belgique en 2009, soit plus de deux tués par semaine : par l’intermédiaire de cette application, l’IBSR espère sensibiliser les jeunes à la sécurité routière et faire diminuer ainsi le nombre d’accidents le week-end.

 

Le succès de l’autopartage continue à se propager en France

L’accord entre Renault et le spécialiste de l’autopartage entre professionnels Carbox a donné naissance à Car+ Autopartage, un service de gestion des flottes automobiles à destination des entreprises. Le Conseil général de l’Isère est le premier candidat à s’être déclaré volontaire pour expérimenter le projet sur la région urbaine de Grenoble  (GUR) pour une période de trois ans.

Avec un prix fixé à 550 euros par mois pour une Clio, Auto Actu rapporte que la mise en place de tels services au sein des entreprises est avantageuse pour ces dernières, car elle sera amortie par la location des voitures par les salariés le soir et le week-end.

 

Actu environnement note également qu’une autre expérience d’autopartage destinée aux entreprises va être mise en place à Marne-la-Vallée. Il s’agit d’un projet initié par les établissements publics d’aménagement, Epamarne et Epafrance, et MOPeasy, un opérateur spécialisé en mobilité durable.

Les premiers bénéficiaires seront les salariés du site de Noisiel. Avant de pouvoir emprunter  une voiture électrique Peugeot ION, les salariés doivent  effectuer les réservations sur le site MOPeasy.  Un panneau de bord personnalisé permet de se tenir informé des gains d’émission de CO2 réalisés.


Pour ceux ou celles qui préfèrent l’aventure et le plaisir  de rouler à deux roues, VINCI Park et Wattmobile, un opérateur spécialisé sur l’intermodalité, proposent Scoot’Partage à Marseille. Ce dispositif de scooters électriques en  libre service propose un site internet pour localiser en temps réel les scooters disponibles ainsi que leur niveau de charge. Le forfait découverte de 2 heures coûte 12 euros. Moto-net précise ce service a obtenu le prix « Parko d’or de l’intermodalité 2011 ».

Source : Mobilité Durable

GoToo : Promouvoir le transport alternatif à la voiture en solo et fidéliser les usagers.

par Renaud Euvrard 27 février 2011

Pour des achats, tout le monde utilise lesprogrammes de fidélisation. Ces programmes peuvent être de toutes sortes : cartes cumulant des points ou réductions. Presque aucun secteur n’échappe à cette règle, notamment dans les transports. De nombreuses compagnies aériennes comme Air France – KLM permettent de cumuler des “miles”, pour le ferroviaire, la SNCF fait appel au programme de fidélisation S’Miles. Mais qu’en est il pour d’autres types de transport comme les transports dits “alternatifs” en milieu urbain ?

Go Too est un service autour de la communauté des usages de l’éco-mobilité. Ce service est édité par Transway, une start-up nantaise qui a pour vocation de promouvoir et fidéliser les utilisateurs des transport alternatifs face à la voiture en solo. Go Too souhaite valoriser et inciter les personnes à utiliser leurs vélos, la marche à pieds ou à prendre les transports en commun.

Les utilisateurs inscrits peuvent partager avec la communauté via le site web ou l’application mobile, leurs “éco-déplacements”. Ainsi ils peuvent cumuler des points, appelés des “soleillos” qui pourront être transformés en cadeaux (réduction dans les transports publics ou accès à des équipements culturels).

Le modèle d’affaire se base principalement sur une fourniture de services et de données auprès des villes et collectivités locales (Go Too City) ou des entreprises (Go Too Pro). Cela est en droite ligne avec les nombreuses incitations qui sont entrain d’être mises en place par les pouvoirs publics afin d’améliorer les plans de déplacements urbains. De même, les entreprises de plus de 250 salariés, en région Ile-de-France pour l’instant, ont l’obligation de mettre en place un “plan de déplacement en entreprise”. L’objectif de toutes ces incitations est bien évidemment de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Sur les premières expérimentations réalisées avec 35 entreprises de la région nantaise regroupant 2000 personnes, 22% des salariés ont participé de manière active à cette initiative.

Go Too présente clairement un intérêt environnemental, incitant les actions en faveur de l’éco-mobilité en entreprise ou en collectivité. Au delà du côté fun d’un CheckMyMetro, Go Too souhaite aussi fédérer ses utilisateurs sur les réseaux sociaux comme Facebook, LinkedIn ou Viadeo.

Sources : TechCrunch
Explications sur DailyMotion (8min) par le créateur Nicolas Tronchon – Transway _ GoToo avril 2011

 

A Toulouse, les places libres se repèrent sur smartphone

Mis à jour 10-04-2011 20:07
Tony Marchand, directeur technologie de Lyberta, la PME toulousaine à l’origine de l’invention.

Le stationnement géolocalisé Statio-lib s’apprête à être testé par une centaine de Toulousains. Une expérimentation unique au monde.

Bientôt plus besoin de tourner des heures pour se garer… Il suffira de jeter un œil à l’application de son smartphone ou à ses SMS pour repérer les emplacements libres ! Mais comment ça marche ? Dans les rues Concorde, du Printemps et Saint-Papoul, des ouvriers creusent des saignées de 8 cm de profondeur sur les 90 places de parking.

Perspectives

Si le test toulousain est concluant, Statio-Lib pourrait se développer dans la Ville Rose, mais aussi à Paris, Nice et même Bratislava !

« On installe des guirlandes de sondes qui analysent en continue l’espace de stationnement« , explique Patrick Givanovitch, le directeur général de la PME toulousaine Lyberta. Son système de géolocalisation, appelé Statio-Lib, permet de connaître en temps réel les places disponibles. Le directeur de Lyberta poursuit : « Grâce à un badge dans leur voiture, les résidents seront identifiés et les autres usagers télépayeront, à la minute près, leur temps de stationnement. »

D’ici la fin du mois d’avril, une centaine d’habitants du quartier participeront à un grand test in situ de 3 mois. Véronique, qui paye 130€ par an de stationnement-résident, a reçu un courrier de la mairie pour faire partie des volontaires.

« Le soir, il m’arrive de chercher 15 à 30 min pour me garer, alors, oui, ça m’intéresse. » Et l’adjoint à la voirie de la Ville Alexandre Marciel d’ajouter : « C’est un outil de gestion innovant de l’espace urbain. Car aujourd’hui, seul un tiers des Toulousains paient leur parcmètre. Et si les automobilistes voient qu’il est impossible de se garer, ils ne prendront pas leur voiture : ce qui réduira le trafic et la pollution. »

Sources : www.metrofrance.com